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NEUVILLE EN FERRAIN

On a testé pour vous... le tir à l'arc avec les Amis de Robin

Après quelques volées, tirs de plusieurs flèches, j'ai réussi à me rapprocher du rond central de la cible, si, si. Après quelques volées, tirs de plusieurs flèches, j'ai réussi à me rapprocher du rond central de la cible, si, si.

Pour le 7e volet de notre série Testé pour vous, j'ai enfilé mon carquois avec mes flèches, pris mon arc pour détrousser les riches et je me suis transformé en Robin des bois. Enfin presque...



HUGUES BALLOIS > hugues.ballois@nordeclair.fr
Tapi au fond des bois, dans la forêt de Sherwood. Frère Tuck et petit Jean à mes côtés, je guette avec attention le carrosse d'un de ses riches messires du comté. Armé de mon seul arc et de mes flèches, lui et ses preux chevaliers vont goûter de ma dextérité. Et l'or qu'ils transportent retournera ainsi aux plus pauvres. Foi de brigand. Futé comme le renard - celui de Walt Disney - la surprise sera totale. Et que mon bras armé serve le peuple, que diable !
Bon, on se calme et on reprend ses esprits. C'est fou comme l'imagination peut être parfois délirante. À peine avais-je touché un arc, dans la salle de l'association des Amis de Robin, que je me voyais déjà en justicier. Encore fallait-il que je puisse toucher cible. Si le légendaire Robin des bois n'en loupait aucune, j'étais loin, mais très loin de son niveau. À son époque je n'aurais pas fait de vieux os face au terrible shérif de Nottingham. Mais peut-être qu'avec un peu (enfin beaucoup) d'entraînement, je pourrais réveiller le bandit de grands chemins qui sommeille en moi ?



Prendre le temps
ou on loupe sa cible

J'ai donc saisi pour la première fois un arc et j'ai tiré, tiré et encore tiré. Pour être honnête, j'ai d'abord commencé à une distance raisonnable : dix mètres, celle des débutants et sur une cible fixe bien entendu. Et avec un arc beaucoup plus moderne que notre héros. J'enfile donc mon carquois équipé de trois flèches pour pouvoir tirer ce que l'on appelle dans le jargon, une volée. On m'explique d'abord qu'il y a un sens pour positionner la flèche sur la corde. « Il y a trois plumes, deux poules et un coq. La dernière est toujours tournée vers l'extérieur », m'indique le président de l'association, Cédric Vossaers. J'effectue le geste avec précision et je commence à saisir la corde entre trois doigts. Autant dire que pour la bander, faut être un peu musclé. Question d'habitude, me rassure le président. Peut-être bien, mais en attendant, il faut la maintenir tendue, fermer un oeil, et viser le rond central. « Il faut prendre le temps, souffler. » Je veux bien mais je lâche là.
Eh bien, pour une première, c'est pas si mal. En tout cas, je touche la cible. Et mes deux autres flèches se rapprochent même du milieu. Coup de chance ?
Pour la première volée, oui, j'admets. La seconde est nettement moins bonne. En même temps, on me l'a assez répété, prendre le temps avant de tirer. Les autres essais, du coup, sont plutôt concluants. On apprend vite. « Pour changer de distance, on demande aux adhérents de tirer six volées et d'atteindre un nombre de points suffisant pour obtenir un badge », m'explique Cédric Vossaers. Muni de ce précieux sésame, on peut alors prendre de la distance et passer à 18 mètres. Au club, on peut également tirer en extérieur jusqu'à 35 mètres. Vu l'état de mon biceps, je reste à la même distance.
En revanche, je vais tester d'autres arcs, plus modernes, notamment celui à poulies. Une vraie machine de guerre. Du carbone partout, un stabilisateur de fou... Pas mon trip. J'aime le toucher de l'arc brut, le vrai. Du coup, on m'en prête un en bois « pour un tir à l'instinct ». Bon là, je loupe ma cible. Une fois trop haut, une fois trop bas. Ben c'est pas demain la veille que j'irai détrousser les bourgeois de Noefville. Je laisse ça au renard du dessin-animé, moi, suis vraiment un blaireau.w


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