Johnson Screens : bataille de la dernière chance ou baroud d'honneur ?
Publié le samedi 01 octobre 2011 à 06h00
De toute manière ils n'ont plus grand-chose à perdre. À quelques semaines de la fermeture de l'usine, 14 des 15 salariés de Johnson Screens envisagent de faire grève.
Ils ont le soutien du député-maire.
La quinzaine de salariés de Johnson Screens a jusqu'au 31 octobre pour plier bagage et déménager dans la Vienne où la filiale française du groupe américain qui produit du matériel pour le forage et le traitement des eaux rassemble ses activités.
Passé ce délai la direction de l'entreprise leur signifiera leur licenciement. À moins, bien sûr, que les salariés n'acceptent un poste dans l'une des nombreuses unités de production du groupe disséminées dans les pays de l'Est, en Asie et en Australie.
La CGT pousse
au rapport de force
Hier matin les quatorze salariés récalcitrants - un seul a accepté la proposition de reclassement dans la Vienne - ont été reçus par le député-maire PS, Dominique Baert, qui les a assurés de son soutien (voir encadré). L'élu est d'autant plus troublé par le sort réservé à ses administrés que le groupe Johnson Screens réalise des profits.
À l'approche de la date butoir, la CGT incite les salariés à durcir le ton pour obliger la direction à remettre à plat le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) élaboré en avril 2010. Ce plan social avait été avalisé par la direction départementale du travail mais jamais les représentants du personnel ne l'avaient signé. « Il faut aller vers un rapport de force si on veut maintenir l'emploi. On va appeler les salariés à faire grève », annonce Bruno Morel, secrétaire de la CGT métallurgie de Roubaix.
Du côté du personnel on en est encore au stade de la réflexion. Les salariés savent à quel point un mouvement de grève engloutit l'énergie, l'argent et fait peser une pression très lourde sur les épaules ; il y a un an, à l'annonce du déménagement, une grève de trois semaines pourtant très suivie n'avait pas permis d'infléchir la décision de la direction. « Il faut que nous en parlions ensemble avant d'annoncer quoi que ce soit », explique Anne Beaurepaire, unique déléguée du personnel sur le site de Wattrelos.
Nouvelles négos ?
À ce jour, les salariés de Johnson Screens qui ne rejoindraient pas le site de production d'Availles-en-Châtellerault partiraient avec une prime extra-légale variant de 5 000 E à 10 000 E en fonction de leur ancienneté. L'objectif de l'hypothétique mouvement de grève est avoué : engager de nouvelles négociations et, qui sait, rendre le PSE tellement coûteux pour l'entreprise que la fermeture du site serait abandonnée.
Dans l'hypothèse d'un mouvement, l'avenir dira si les salariés de Johnson Screens s'apprêtent à livrer une bataille salvatrice ou au contraire s'il s'agit d'un baroud d'honneur.w
GILLES MARCHAL
Hier une douzaine de salariés ont été reçus par Dominique Baert. Lequel dit en substance : oui à la grève mais sans débordements.


![[AUDIO] Immigration : France Terre d'Asile dénonce «l'inefficacité de l'inflation législative»](/mediastore/img/contenu/no_interview.jpg)



svp59 : Alain Souchon : Rétines et pupilles, Les garçons...
Max : La nouvelle de la soirée: "Gilles PARGNEAUX, 1er secrétaire...
Max : Il est facile-trop grosse la ficelle!-d'accuser...
Max : Beaucoup glosent sur le fait que Dominique BAERT, le Maire...