L'admiration en toile de fond
Publié le samedi 06 mars 2010 à 06h00
Trésorier d'entreprise, Rémi Rodier s'intéresse à l'art. En particulier aux toiles de son oncle, Jean Abadie, qui est mort la semaine dernière.
Des toiles de son oncle, Jean Abadie, il en possède une trentaine. Rémi Rodier a écrit, avec Béatrice Duhamel-Houplain, un livre d'art qu'il présentera au salon du livre, samedi prochain.
PROPOS RECUEILLIS PAR FANNY SAINTOT > fanny.saintot@nordeclair.fr
Vous avez écrit un livre sur votre oncle, le peintre Jean Abadie. Comment est né ce projet ?
>> Une de ses toiles (La bohémienne), accrochée dans le salon familial, a éveillé en moi certaines émotions et provoqué des interrogations. Je ne savais pas grand-chose de lui mais j'ai aimé sa simplicité, l'absence de superflu dans ses toiles. Vers les années 2000, j'ai eu envie d'en acquérir une.
Depuis, je suis collectionneur : j'en possède au moins une trentaine !
Pourquoi un tel intérêt ?
>> À vrai dire, je sentais un décalage entre sa reconnaissance et la considération qu'il pouvait avoir dans la famille. Je le trouvais très modeste alors que j'ignorais encore tout son parcours (Lire l'encadré ). Il a un palmarès remarquable. J'ai eu envie de lui rendre l'hommage qu'il méritait. Tout est venu très naturellement.
Comment avez-vous recueilli des informations ?
>> On a échangé des lettres, et j'ai beaucoup parlé avec lui. J'ai interrogé des témoins de sa vie. J'ai traité la partie biographique. Je n'ai rien d'un artiste, je suis trésorier d'entreprise, mais j'ai un intérêt pour l'art. J'ai mesuré la difficulté de l'écriture et aussi son plaisir. La conférencière Béatrice Duhamel-Houplain s'est chargée de commenter ses oeuvres, après l'avoir interviewé. Je l'ai rencontrée à la suite d'une exposition des toiles de Jean Abadie, que j'ai initiée, à Lille en 2007. C'est là qu'est vraiment née la grande aventure qu'a été ce bouquin.
Qu'est-ce qui vous a le plus touché ?
>> De l'homme, la grande souffrance de sa vie, marquée par la guerre d'Indochine. De son oeuvre, la profondeur et la lumière. Mais au-delà, le message de vie qu'elle porte malgré tout.
Votre oncle est décédé jeudi dernier. A-t-il lu votre livre ?
>> Il était heureux du résultat. Pour moi, c'est essentiel. Il ne me l'a pas dit explicitement mais j'ai eu le sentiment qu'il pensait "maintenant, je peux m'en aller". w Salon du livre les 13 et 14 mars, salle Poher, au fort de Bondues.
« Couleurs d'une vie » est paru aux éditions Procom. Prix : 29 E.


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jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...