Quand les scouts dressent le portrait chinois de leurs aînés
Publié le lundi 26 octobre 2009 à 06h00
Cela donne une action intergénérationnelle originale et pleine d'émotion. Les scouts ont offert leurs portraits hier. Le début d'une relation qui promet de s'installer dans la durée.
AMANDINE SELLIER > amandine.sellier@nordeclair.fr
Jeannine aime les chats, les pâtisseries, ses souvenirs d'enfance à Bousbecque, sa fille qui habite Linselles, son fils à Ste-Maxime. Et grâce à Bastien, elle installera cette semaine dans sa chambre de la Drève du château une jolie composition faite de collage de photos, de partition de musique et autres bouts de cartes de France... Comme elle, une vingtaine de personnes âgées de la maison de retraite et de la résidence du Bosquiel ont reçu des mains de leurs nouveaux jeunes amis leur portrait chinois.
Car ce n'est pas mentir que de dire que de véritables histoires d'amitiés commencent à se nouer entre ces petits couples. Il suffit de regarder Eugénie et Jacques : « comme moi, elle aime l'égyptologie et les spaghettis, ca a tout de suite fait tilt ! » rigole le sympathique retraité. Il y avait donc de la joie et de l'émotion hier, à l'heure de découvrir les oeuvres des guides et scouts bonduois. De la joie aussi chez les membres du comité d'organisation de la semaine bleue qui ont lancé cette initiative en mai dernier. « C'est Danièle Petit, bénévole du CCAS, qui a eu cette idée de lancer un projet artistique et intergénérationnel et de faire appel aux scouts, raconte Fathia Belmonte, animatrice à la résidence du Bosquiel.
Une vingtaine de résidants a accepté de jouer le jeu. Chacun d'entre eux a envoyé à un scout une lettre, où ils se présentent, leur histoire, leurs loisirs. » Les jeunes ont ensuite rencontré leur correspondant en septembre. Et chacun s'en est allé réaliser son oeuvre.
Hier, de nombreux scouts et guides semblaient prêts à ne pas s'arrêter en si bon chemin. « Une nouvelle rencontre est déjà prévue pour Noël mais un certain nombre de "couples" se sera revu d'ici là », assure Bertrand Debaudringhien, responsable des guides. « Je n'ai vu Jacques qu'une fois, confirme Eugénie, mais si je le vois toute l'année je le considérerais peut-être comme un grand-père. On s'entend très bien. » Manon, elle sait que Gisèle se sent un peu seule. Elle est déjà revenue à la Drève pour fêter ses 80 ans et compte bien y retourner pendant ces vacances. « On a du temps, on ne va pas s'arrêter à ça. »w





