Le poids des mots, la magie du piano
Publié le vendredi 11 septembre 2009 à 06h00
Yves Hossepied a deux passions : le piano et les mots. Amoureux de la musique classique et des grands compositeurs, ce perfectionniste écrit des petites chansons amusantes, qu'il a réunies dans un livret.
FANNY SAINTOT > fanny.saintot@nordeclair.fr
Yves Hossepied a deux amours : le piano et les mots. Son pari - son « défi », même -, c'est de jouer La Polonaise, de Chopin, opus 53. « Il y a deux versions extraordinaires, celle d'Arthur Rubinstein et de Vladimir Horowitz » , précise-t-il.
Ancien cadre commercial, ce Mouvallois y travaille d'arrache pied depuis trois ou quatre mois. Et l'homme n'est pas du genre à baisser les bras : « Le matin à 7h, je suis déjà sur mon piano... Mais je travaille trop vite. Quand on a pris de mauvaises habitudes, c'est difficile de s'en défaire.
J'envisage de prendre des cours. Comme dit mon fils, ma technique est bonne à 80 %. Il y a toujours 20 % qui laissent à désirer ! Mais je me suis mis dans le crâne d'être un bon pianiste. » Né d'une mère violoniste, qui avait « l'oreille absolue », il dit n'avoir « aucune prétention ». Le piano, il a commencé à l'âge de 10 ans, juste pour « s'amuser ».
Maintenant, en revanche, c'est « du sérieux ». Il s'agit d' « être bon » alors il s'applique. Mais « je ne peux pas être concertiste, je ne joue pas assez bien ». Intarissable sur son sujet de prédilection, il livre avec enthousiasme quantité d'anecdotes. Et préfère de ce fait raconter la vie de grands compositeurs comme Chopin - « le père de la nouvelle génération pianistique » qu'il a « travaillé une centaine d'heures » - ainsi que son oeuvre, devant son cercle d'amis. « Je joue les introductions, je montre les styles, j'explique pourquoi on dit "une nocturne" ».
Pour sa toute première « soirée Chopin », il n'a rien laissé au hasard, en louant un autre piano et en couchant sur ordinateur (sur powerpoint) la vie de Chopin, avec images et contexte historique à la clé.
« Des histoires de la vie »
L'écriture, c'est sa seconde passion. Le rythme aussi : « Je suis assez perfectionniste, il faut que les rimes soient là. » L'inspiration, il la puise dans le quotidien : « Ça part comme ça, quand j'ai une idée dans la tête. J'adore développer des histoires de la vie ». Au printemps dernier, il a ainsi écrit une chanson amusante sur le café du Vert Bois, à Bondues, qui a été jouée à l'occasion d'une fête de quartier. Ce jour-là, il a rencontré un trompettiste, Gilles Carnin, avec qui il pourrait « faire du ragtime » et de la musique des années 30.
Son texte sur le café du Vert Bois figure dans son livret de 9 chansons. Certaines d'entre elles ont été composées pour la famille, pour les grandes occasions... Pour sa petite-fille, il a écrit L'histoire d'un crayon de bois. Lentement mais sûrement, il prend la plume, trouve autre chose, rature, recommence et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il soit satisfait. « En général, une chanson, c'est deux mois. J'ai toujours un papier et un crayon sur moi. Ce qui me manque, c'est un studio d'enregistrement. J'aime bien chanter mais je ne sais pas ce que je veux en faire. Il y en a deux ou trois que j'aime vraiment et que je pourrais vendre. » Parmi elles figure en bonne place Le métronome. « Ce ne serait pas pour avoir un centime mais pour que ma chanson soit connue, pourquoi pas à l'école de musique. » Contact : yves.hossepied@yahoo.fr


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