À l'espace culturel, les livres dans un drôle d'état
Publié le jeudi 05 mars 2009 à 06h00
Dans le cadre du salon du livre, l'exposition baptisée « Photolivre », de Jean-Marc Godès, est présentée à l'espace culturel, dès samedi et jusqu'au 22 mars. Les visiteurs y découvriront des livres sous des angles inédits.
Les livres, il les préfère loin de la poussière des bibliothèques, dans des endroits on ne peut plus inattendus. Face à la mer dans le soleil couchant, entre les mains d'un babouin, sous la serre d'un aigle, ensevelis sous la neige... malmenés, cabossés, usés, simplement vivants, finalement. Une véritable galerie de « portraits », preuve - s'il en faut - que le livre n'est pas un objet de consommation comme les autres.
Cette exposition-hommage est née de l'attachement viscéral de Jean-Marc Godès aux livres et à la lecture, son thème de prédilection. C'est ce travail qui lui a donné envie de se lancer dans la photo, un domaine qu'il ne connaissait que très peu. « Je n'y trouvais pas de plaisir essentiel, explique-t-il. Les photos de famille, de paysages, d'animaux... ce n'était pas moi ». Lui qui ne se « sent pas photographe » a réalisé ses premiers clichés de livres en 2007, avec à coeur l'idée de partager son amour de la littérature, des écrivains et des poètes. Dès son plus jeune âge, l'écriture a occupé une place essentielle.
Né en 1958 en Guadeloupe, ce plasticien - qui réside aujourd'hui dans le Sud de la France et ne sera pas présent à l'exposition - dévorait les romans d'auteurs de tous horizons : « À travers les fenêtres que ces livres m'ont ouvertes, j'ai découvert la condition humaine dans sa diversité, la révolte, l'espoir, la mort, l'amour... Les livres (...) m'ont montré le chemin. » Sur son blog, Jean-Marc Godès se définit comme un « photographe intuitif ». Comprenez en quête d'émotions à restituer, en composant des scènes mêlant réalité, imaginaire et symbolique. Les techniques de cadrage et de prise de vue, il a choisi de s'en affranchir. Là n'est pas l'essentiel et de toute façon, il n'y connaît pas grand-chose. En revanche, il se plaît à cheminer à partir d'une simple idée, avec comme but ultime la recherche de la poésie, car « ce qui est beau, émouvant, vient forcément du plus profond ».
F.SA.
Du 7 au 22 mars, à l'espace culturel, rue René-d'Hespel. Tous les jours de 10h à 12h et de 15h à 17h.





