Tourcoing

Une pièce pour « eul' dépistache »

Publié le 19/06/2012 à 00h00

L'association pour le dépistage des cancers dans le Nord et Les Copès in deux proposaient une pièce patoisante sur le cancer de l'intestin pour dédramatiser l'examen de dépistage.

Une pièce pour « eul' dépistache »
L'association pour le dépistage des cancers dans le Nord et Les Copès in deux proposaient une pièce patoisante sur le cancer de l'intestin pour dédramatiser l'examen de dépistage.


MATHILDE ESCAMILLA > correspondante locale
« Eul' dépistache du cancer des boyaux, ch'est tous les 2 ans »... Vendredi, la joyeuse bande Les Copés in deux a interprété une pièce de théâtre patoisante sur un sujet sérieux et important. Salle Georges-Daël, les quatre comédiens ont mis leur humour au service de la campagne de dépistage pour dédramatiser le test Hemoccult et l'examen coloscopique. De quoi libérer le rire malgré les chiffres alarmants présentés en début de soirée par l'association pour le dépistage des cancers dans le Nord (lire l'encadré).
Sur scène, deux hommes jouent aux dames. Ils parlent du programme télé, des publicités agressives, notamment celle sur la « maladie des boyaux » . L'un, très sensibilisé au sujet, tente de convaincre son copain, persuadé à tort qu'il y a quelque chose de « satanique » dans tout ça. Le mécréant imagine des sorciers vaudous en train de lire dans « l'brun » les signes de la maladie. Au fil de la conversation, les amis se prennent à débaptiser la campagne nationale Mars bleu pour un plus seyant Mars marron, une couleur mieux appropriée.



L'épreuve de la coloscopie
Autre tableau, un père analphabète est aidé par son fils pour réaliser les différentes phases de la démarche : la collecte des selles, le remplissage du formulaire... « La première chose qui intéresse ch'est l'brun », explique l'intéressé en guise de résumé. La réalisation du test est ponctuée de nombreuses maladresses qui réjouissent la salle dont la bonne humeur redouble à l'idée que le facteur puisse se tromper d'adresse et livrer le pli dans une boîte aux lettres innocente. « 16 millions d'enveloppes, ça ne doit pas sentir bon »...
La fin du spectacle est consacrée à l'épreuve de la coloscopie, si l'examen des selles n'est pas satisfaisant. Le patient moralise : « Si ch'est positif, ch'est négatif. Si ch'est négatif, ch'est positif. » Le médecin lui explique le protocole. Il retient qu'il faudra boire quatre litres d'eau avant de passer une caméra par un drôle d'endroit. À y réfléchir, le patient préfère être endormi parce qu'il craint de « manquer de conversation »...
Rien de tel que le rire pour marquer les esprits.w

Nord Éclair