Tourcoing

Législatives (9e Nord) : après monsieur, madame candidate

Publié le 29/05/2012 à 00h00

La Marcquoise Christine Landru se présente dans la 9ème circonscription sous l'étiquette Debout la République. Comme l'avait fait son époux, le responsable départemental du parti, en 2007.

Législatives (9e Nord) : après monsieur, madame candidate
La Marcquoise Christine Landru se présente dans la 9ème circonscription sous l'étiquette Debout la République. Comme l'avait fait son époux, le responsable départemental du parti, en 2007.

Eux deux, c'est un tandem. Lui a tendance à monopoliser la parole, elle n'hésite pas à la lui couper. Jean-Luc a été durant près de 20 ans élu à Marcq-en-Baroeul. A l'époque, il était au RPR, aux côtés de Jean-René Lecerf et de Bernard Gérard (UMP), député candidat à la réélection : « J'ai fait leur promotion, je ne regrette pas du tout ».

Aux législatives de 2007, Jean-Luc a recueilli 0,8 % des voix. Cinq ans plus tard, c'est Christine, son épouse, qui reprend le flambeau : « Localement, ma candidature a créé beaucoup de surprise ». Sa candidature, c'était son idée à lui, qui veut inciter les femmes à s'engager. Alors pourquoi pas la sienne, d'autant que Christine, 58 ans, avait « envie de relever le défi ». De montrer que les femmes ne sont pas « obligées de s'effacer ». D'autant que la politique, ça l'a toujours captivée. Fille d'un militaire - auquel elle veut ainsi rendre hommage - elle devait faire le garde-à-vous quand De Gaulle passait à la télé. Elle s'amuse de ce « traumatisme » : « J'ai grandi avec lui ».
« Les gens qui travaillent
ne sont pas encouragés »

En 1999, elle rencontre Nicolas Dupont-Aignan, qui mène alors un club de réflexion au sein de l'UMP. Séduite par « son projet pour la France », elle court réunions et meetings. « J'ai confiance en lui, dit-elle, persuadée qu'un jour - peut-être en 2017 - il sera Président de la République. D'ailleurs « certaines idées sont reprises par d'autres ». Tous deux voient en Dupont-Aignan un « précurseur » qui avait « prévu tout ce qui est arrivé » sur le plan économique. « Mal à l'aise » au sein de l'UMP, n'y retrouvant pas ses valeurs gaullistes, le couple quitte le parti à la présidentielle de 2007. D'autant qu'il n'a jamais été fan de Nicolas Sarkozy.

Responsable départemental de DLR, Jean-Luc Landru met en avant des candidats de « tous les milieux ». Des vrais gens. Lui est garagiste ; elle, couturière de formation, tient une boutique de prêt-à-porter à Roubaix. Des commerçants-artisans... dans tous les sens du terme : « Notre campagne, c'est 2 300 euros ». « On sait ce que c'est de se battre tous les jours », assure Christine Landru. Sa suppléante, Sandrine Vanhoutte, est veuve, mère de trois enfants : « Les gens qui travaillent ne sont pas encouragés, dit-elle. C'est trop pour certains, et pas assez pour d'autres ». Tous les trois veulent rétablir l'équilibre.w

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