Tourcoing

LÉGISLATIVES Bernard Gérard se représente

Publié le 20/04/2012 à 00h00

Le député UMP sortant de la 9e circonscription se représente en mettant en avant son bilan et son appartenance à la droite sociale. Et une certaine idée de la politique.

  LÉGISLATIVES Bernard Gérard se représente
Le député UMP sortant de la 9e circonscription se représente en mettant en avant son bilan et son appartenance à la droite sociale. Et une certaine idée de la politique.


JEAN-FRANÇOIS REBISCHUNG > jf.rebischung@nordeclair.fr
À bientôt 59 ans, le maire de Marcq-en-Baroeul et secrétaire départemental de l'UMP se représente dans la 9e circonscription avec sa suppléante, la conseillère générale et municipale de Tourcoing, Brigitte Lherbier. Le tandem lançait hier sa campagne des législatives à Marcq-en-Baroeul. Une ville qui n'est plus l'un des bouts de la 9 e circonscription, puisque depuis le redécoupage de 2010 celle-ci s'étend de Lille à Tourcoing. « C'est la circonscription la plus métropolitaine », souligne le candidat. Comme pour rappeler qu'il est également chef de file de l'UMP à la communauté urbaine de Lille.
En effet, depuis 2007, cet avocat, qui a une longue carrière d'élu municipal, a pris du galon. Mais il n'en fait pas un argument direct. Après avoir comme à chaque fois rendu hommage à sa suppléante, avec qui il forme « une équipe soudée », c'est sur son bilan qu'attaque le candidat.


Un bilan qu'il entend défendre avec un premier tract à paraître bientôt dans les boîtes aux lettres. Il y a fait ses comptes : 687 amendements déposés « dont 127 adoptés » ou encore « près de 600 000 euros de ma réserve parlementaire pour soutenir les associations » . Mais le candidat passe vite.

« Je n'ai pas de haine »
Souvent qualifié de consensuel, Bernard Gérard explique « que cela n'empêche l'expression des convictions ». Et rappelle aussitôt son appartenance « à la droite sociale », avant d'embrayer sur ses dossiers. L'élu met en avant son poste de président de l'Epareca, un instrument de la politique de la Ville inconnu du grand public. Mais qui, selon lui, permet d'apporter « du lien social et de l'emploi dans les quartiers ». « On recrée de la vie », insiste-t-il. En expliquant qu'il souhaiterait conserver cette fonction. « Cette démarche citoyenne, moi j'y crois. Ça m'a amené à avoir d'autres réflexions. » Et de citer d'autres idées qu'il a défendu durant son mandat et auxquelles il croit toujours. Comme « le développement des emplois francs », à l'image des zones franches.
Ou sa volonté de développer des formations dans le domaine de l'entreprise familiale, « une spécificité du Nord », ou dans celui de la transmission d'entreprise.
Parmi les sujets qui lui tiennent à coeur, le député sortant cite également la justice. Cet avocat qui a connu un drame dans sa commune en 2010, avec l'assassinat de la joggeuse Natacha Mougel, a travaillé sur la récidive. Un domaine complexe pour lequel il se dit en phase avec les propositions de Nicolas Sarkozy. Y compris sur le fait qu'il « n'y a pas assez de prisons en France ».
Enfin, et c'était déjà l'un de ses dossiers avant qu'il ne soit élu député, Bernard Gérard rappelle qu'il a toujours été un défenseur du pôle de compétitivité des textiles innovants dans la région. En 2005, il avait créé le salon Futex pour pousser la réflexion. Il a aussi soutenu le projet du CETI à l'Union. Un dossier que son adversaire de gauche Jacques Mutez présente comme « le bébé » de Michel-François Delannoy, le maire PS de Tourcoing. L'affirmation a tendance à l'irriter. Car il revendique le travail de « coproduction » et pas l'adversité. Mais c'est bien là la seule aspérité que montre ce candidat, qui dit ne pas avoir changé depuis 2007. « J'essaye de redonner un peu de ses lettres de noblesse à la fonction d'élu. Je n'ai pas de haine à l'égard des autres. » Ce qui est d'autant plus simple lorsqu'on se représente dans la circonscription de la métropole lilloise où la droite est la mieux installée. w

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