Tourcoing

Des passionnés de paintball cherchent un terrain de jeu

Publié le 02/05/2010 à 00h00

Créés en 2005, les Chevaliers de Neptune n'ont plus d'espace de jeu depuis l'automne dernier. Privée de son activité, le paintball, la trentaine de joueurs réguliers a des fourmis dans les jambes.

Des passionnés de paintball cherchent un terrain de jeu
Créés en 2005, les Chevaliers de Neptune n'ont plus d'espace de jeu depuis l'automne dernier. Privée de son activité, le paintball, la trentaine de joueurs réguliers a des fourmis dans les jambes.


MATHIEU THUILLIER > mathieu.thuillier@nordeclair.fr
Privés de sortie. Depuis l'automne dernier, les membres de l'association des Chevaliers de Neptune n'ont plus d'espace de jeu. Depuis 5 ans, ils avaient pris l'habitude de se retrouver un dimanche par mois à « 20, 30 et même parfois 60 », rapporte Hervé Vangansbeke, responsable de l'activité, pour s'adonner à leur passion du paintball, cette discipline inventée par des bergers australiens au début des années 80 pour marquer leurs animaux. « Un particulier nous prêtait un terrain, à Provin, près de Seclin. A la fin de l'année, il a du le récupérer. »
« Le paintball


a une mauvaise image »
Pour retrouver un endroit disponible, la patron du café le Neptune, boulevard Gambetta, Hervé Vangansbeke a bien envoyé un courrier à une soixantaine de villes « dans un rayon de 30 minutes autour de Tourcoing », en vain. « On a aussi écrit à la Ville de Tourcoing, bien sûr. On n'a eu aucune réponse. Peut-être que le paintball a une mauvaise image ? Pourtant, c'est organisé en toute sécurité, tout est bien encadré. Les règles de sécurité sont bien rappelées avant le jeu. On joue même avec des billes de peinture bio... » « Une friche nous suffit, un terrain nu qu'on aménagerait, 500 m² ce serait bien, avance Anthony Jadin qui pratique le paintball pour se vider la tête après une semaine de boulot. Les parties durent toute la journée. Le soir, vous avez les jambes lourdes. C'est une bonne fatigue. » L'association facture la partie à 27 E, mais « on réinvestit tout dans le matériel, le lanceur, les masques... qu'on prête aux joueurs. » En 5 ans, les Chevaliers de Neptune ont emmené jouer 1 000 personnes. « Sans aucun incident », se félicite Hervé Vangansbeke. Espérant reprendre le jeu au plus tôt...w

Nord Éclair