Un nouveau visage à la tête du commissariat
Publié le mardi 16 mars 2010 à 06h00
Il vient de quitter la sûreté départementale de Lens pour prendre la tête de la division de Tourcoing. Le commissaire Olivier D impre est arrivé le 1er mars dans les locaux de la rue de l'Industrie.
Rencontre avec un fonctionnaire brillant et empreint d'humilité.
DOMINIQUE SALOMEZ > tourcoing@nordeclair.fr
Rien ne le prédisposait à devenir commissaire. Pas même un rêve de gamin. Pour autant ses aspirations d'enfant n'étaient pas moins ambitieuses : « je voulais être cosmonaute », confie-t-il en souriant. Une passion pour les étoiles que le nouveau commissaire, Olivier Dimpre, a néanmoins conservée. Âgé de 37 ans, il succède à Élisabeth Fouilloux à la tête de la division tourquennoise avec sous son commandement 360 fonctionnaires. Depuis le 1er mars, il a investi son nouveau bureau, rue de l'Industrie et a officiellement été mis en place par le directeur départemental de sécurité publique jeudi dernier (notre édition du 12/03).
Mais alors commissaire, comment en est-on arrivé là alors qu'on se destinait pour l'astronomie ? « C'est venu très tard, j'ai fait des études de droit. Ce n'est qu'après mon DEA que j'ai décidé de passer le concours de commissaire », explique ce Calaisien d'origine, amateur du carnaval de Dunkerque.
Fils de professeurs, il souligne cet héritage familial : la notion de service public. « J'ai baigné dedans quand j'étais gamin. Le devoir accompli, ça fait partie de mon éducation. On n'a rien sans travail », note ce père de deux enfants. Une force de travail, qu'il a toujours entretenue et plus encore : « Je pense que j'ai toujours été à la recherche de la difficulté dans mon travail », confie cet homme qu'on sent passionné malgré sa réserve. Son premier poste de commissaire, il le décroche à Lille en 1998. Deux ans plus tard il dirige la brigade de répression du banditisme. À la création des groupes d'intervention régionaux, il est nommé chef du GIR pour le Nord - Pas-de-Calais en 2002. Une fonction qu'il occupera pendant trois ans avant de devenir patron de la sûreté départementale à Lens.
Être observateur et à l'écoute
Un parcours brillant sur lequel, humble, Olivier Dimpre ne s'étale pas. Il préfère regarder vers ses nouvelles responsabilités. Après quatre années passées à Lens à l'investigation, sa mission à Tourcoing sera toute autre : « C'est un travail plus généraliste où l'on doit avoir le souci des équilibres. Toutes les missions sont représentées, imbriquées à la division de Tourcoing ». Un savant dosage pour assurer cet équilibre, une mission pour laquelle un commissaire se doit d'être « observateur et à l'écoute des gens avec qui on travaille. Il faut être curieux de tout. On baigne dans un environnement, dans une ville : c'est important de pouvoir saisir tous les paramètres ».
Une tâche à laquelle s'affaire Olivier Dimpre depuis son arrivée : « Conformément à ce que j'attendais, c'est très dense. C'est un service de grande taille qui fonctionne bien. Je me suis tout de suite mis dans le bain pour faire un diagnostic du service », souligne-t-il, entendant reprendre la main dans la continuité de ce qui a été précédemment mis en place. Avec une touche personnelle ? « L'expérience de l'investigation, c'est une école de rigueur et de vérité ».w



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jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...