Vous êtes ici : Accueil > Locales > Tourcoing

TOURCOING / DOSSIER

Immobilier : le marché reprend des couleurs

Lidwine Delzenne en train de vendre une 1930, dans le centre-ville. Lidwine Delzenne en train de vendre une 1930, dans le centre-ville.

À Tourcoing, le marché de l'immobilier reprend. Surtout pour les petits prix et les petites surfaces. Même si globalement, la cote de la ville remonte dans la métropole.




VINCENT DÉCAUDIN ET JEAN-FRANÇOIS REBISCHUNG > tourcoing@nordeclair.fr
Hier matin, rue Desurmont, à deux pas de la mairie, un investisseur originaire du Pas-de-Calais finalise sa première transaction sur Tourcoing. Une grande maison 1930 qu'il transformera en appartements et en studios. Et qu'il pense qu'il n'aura pas de mal à louer. « J'achète ici parce que Lille est saturée et que Tourcoing change. De plus, c'est bien desservi et proche de la Belgique. » L'investisseur n'exclut pas d'acheter ailleurs dans la cité du Broutteux. Pour Lidwine Delzenne, directrice de l'agence l'As de l'immobilier, « c'est une bonne affaire ! » Une maison est vendue toutes les 40 secondes. C'est bien sûr le chiffre national et non tourquennois des agences ORPI. Mais rue du Blanc Seau, où Jean-François Bracke et Lydia Ladrouz se sont associés sous cette coopérative il y a 15 ans, ça sent clairement la reprise. « Depuis le 15 janvier, on voit bien que ça repart, le téléphone sonne, se réjouit Jean-François Bracke. La morosité de la crise est passée et l'envie des gens est revenue. » Mais après la crise, les choses ont changé. Avec la baisse de la demande, on estime ici à 20 % la baisse des prix à Tourcoing. C'est beaucoup plus qu'à Roubaix. La ville propose toujours « un excellent rapport qualité-prix » pour les Lillois qui veulent s'agrandir. À l'inverse, « il y a aussi beaucoup de demandes pour quitter Tourcoing », selon Lydia Ladrouz. Les banques étant plus sélectives, les petits prix et donc les petites surfaces ont la cote.


Ce qui marche le mieux chez ABS Immobilier : les secteurs proches de l'agence, donc les quartiers sud de la ville. En haut de l'affiche, le Blanc Seau, très demandé, mais aussi le Clinquet et le Brun Pain. Les biens y partent « très vite ». La précision « Tourcoing limite Mouvaux » reste un argument de vente imparable tant d'autres secteurs souffrent d'une mauvaise image. À l'instar du Virolois, quartier qui bouge par excellence et à deux pas du centre-ville, mais où peu d'acheteurs acceptent de s'aventurer. Conseil des professionnels : c'est là qu'il faut investir. Et maintenant...

« Le côté positif
de la métropole »

Au nord de la ville, les quartiers les plus demandés sont le boulevard de l'Égalité et le Pont de Neuville. « D'un côté, on y trouve de belles bourgeoises, et de l'autre, on est proche de Neuville », explique Gautier Sabbe de l'Agence immobilière des arcades. « Après, on tombe sur la Malcense et les Phalempins qui, de manière historique, ont toujours été un peu plus difficiles. Mais ça ne veut pas dire qu'on n'y fait pas de bonnes ventes ! Les gens qui achètent là font de très belles opérations. » Pour cet agent aussi, « le marché reprend. » Notamment du côté des primo-accédants. « Les banques ont rouvert le robinet et il y a les aides du gouvernement. » Et l'image de Tourcoing ? « Ce n'est pas un argument de vente », répond Gautier Sabbe. Mais il explique que « l'axe Tourcoing-Lille est plus valorisant qu'avant. Tourcoing s'inscrit plus dans le côté positif de la métropole. » Plus que quelle ville ? Pour Lidwine Delzenne le regard des acheteurs est en train de changer, notamment au détriment de Roubaix, « dont l'effet Piscine (le musée, ndlr) est en train de retomber. » Cependant, ce n'est pas forcément dû à la transformation de Tourcoing. « Un client sur deux ne sait pas qu'il y a des travaux. Ce qui fait changer le regard, c'est d'abord les prix et ensuite les animations. Par exemple, pour les jeunes, ce que propose le Grand Mix joue. Après, si on ne croit pas en Tourcoing, on ne vend pas. Moi, j'y crois ! »w

Lofts : « Le soufflé est retombé mais le marché reste porteur »

Après l'âge d'or des lofts, l'heure est à l'accalmie. Mais comme l'explique Serge Gonay, responsable de l'agence immobilière Transacnord, sur ces produits atypiques, dont les prix ont peu baissé, « le marché reste porteur ». Explications. Votre agence immobilière propose de nombreux lofts. Diriez-vous que l'âge d'or de ce type de bien est terminé ? >>  L'effet de mode est un peu retombé mais la clientèle est toujours présente. Dans l'immobilier, les tendances sont cycliques. Ce marché reste porteur, il a toujours du potentiel. La baisse des prix de l'immobilier a-t-elle touché les lofts ? >> Sur ces produits, les écarts de prix n'ont pas été aussi significatifs que sur les maisons 1930, qui ont beaucoup souffert. La concurrence est nettement plus limitée. Vous situez l'âge d'or des lofts de 2006 à 2008. Qu'est-ce qui a changé aujourd'hui ? >> Avant, nous vendions plus de produits bruts, des plateaux viabilisés, qui ont ensuite été finalisés... et qui reviennent actuellement sur le marché. Souvent, des jeunes achètent mais se dirigent vers des biens plus classiques quand ils veulent fonder une famille. D'autres, en revanche, restent sur un projet identique mais plus individuel, de type hangar. Pour quelles raisons ? >> Souvent à cause de la taxe foncière. C'est un rêve au démarrage mais ils se heurtent à la dure réalité économique... On doit éduquer les acheteurs pour qu'ils investissent en connaissance de cause. Acheter un loft reste néanmoins un beau projet, avec ses avantages et ses inconvénients. Comment ont évolué les prix ? >> En 2006-2008, pour un loft uniquement viabilisé, il fallait compter 900 à 1 100 E le m². Aujourd'hui, c'est 1 000 à 1 200 E car nous avons des lofts qualitatifs à la revente. Y a-t-il des quartiers abritant de nombreux lofts ? >> Ils sont disséminés un peu partout dans Tourcoing, dans des friches industrielles ou des bâtiments plus intimistes, au sein de petites copropriétés. Le quartier de la gare et le Flocon sont spécialement demandés. Étant bien desservis par les transports en commun, ce sont des valeurs sûres. PROPOS RECUEILLIS PAR F.SA.


Réagir à l'article

Tous les champs sont obligatoires.

Pas encore inscrit ?

Infos locales

Dessin du jour

Hollande enfariné "Hollande enfariné"

Cinéma

Katherine Heigl cherche ses « bad boys » Katherine Heigl cherche ses « bad boys »

La jolie blonde de Grey's Anatomy a fait du chemin et est vite devenue une figure incontournable des comédies romantiques made in Hollywood. La preuve ce soir encore pour l'avant-première des soirées filles du Kinepolis de Lomme. Elle y « recherche bad boys, désespérément ».

les lecteurs
  • Note actuelle 2.33/4

Les autres sorties

« La Taupe »

Toujours à l'affiche

Restos

 Les meilleures recettes de nos chefs Les meilleures recettes de nos chefs

Les jeunes chefs de l'Athénée (B.) nous ont livré quelques-uns de leurs secrets : voici pour vous les recettes des meilleurs plats de fête qui ont bousculé nos papilles. A vos fourneaux!

Les autres restos...