Martin Hirsch a rendu un hommage aux associations
Publié le dimanche 04 octobre 2009 à 06h00
Le haut-commissaire aux Solidarités est venu inaugurer Octobre en couleurs, hier après midi, au parc Clemenceau. Martin Hirsch a salué un militantisme « très fort » et « indispensable ». Il a aussi prôné un autre rapport entre les associations et les pouvoirs publics.
JEAN-FRANÇOIS REBISCHUNG > jf.rebischung@nordeclair.fr
Douze ans après Danielle Mitterrand, venue pour la première édition, Martin Hirsch a hier inauguré Octobre en Couleurs. Le haut commissaire aux Solidarités a passé plus d'une heure sur les pelouses du parc Clemenceau et a pris le temps d'échanger. Comme avec ce groupe de jeunes femmes diplômées et arrivées de la Mission locale pour réclamer au représentant du gouvernement « une chance de faire nos preuves ».
Nadia, Joana, Aïcha et Zakia symbolisent la diversité. Elles sont aussi des « témoins des discriminations ». Toutes bac + 5, elles ont eu une entrée compliquée dans la vie professionnelle et se mobilisent « pour arriver à ce que les employeurs disent oui à la diversité » , résume Nadia.
La diversité, c'est la thématique de cette sixième édition d'Octobre en couleurs. Une manifestation qui mobilise 166 structures pour 47 événements qui ont lieu jusqu'à la fin du mois (lire notre édition d'hier). « Ici, le militantisme est fort », a souligné hier Martin Hirsch, tout en rappelant qu'il est « indispensable ». Et pour l'ancien président d'Emmaüs, « il est important pour l'avenir de repenser le plus possible le rapport entre la puissance publique et les associations ». C'est l'un des thèmes de la Conférence de la vie associative qui se déroulera le 17 décembre prochain. Ce temps fort qui doit rassembler les associations, les collectivités locales et l'État sera clôturé par Nicolas Sarkozy.
Et au-delà du rendez-vous, Martin Hirsch souhaite voir se mettre en place « un dialogue civil » entre le pouvoir et les associations sur le modèle « du dialogue social » entre les syndicats et le patronat.
Le haut commissaire veut donc une remise à plat du rapport entre le pouvoir et les associations. Mais le président de la Maison des associations de Tourcoing, Luc De Baecker, l'a aussi interpellé sur l'avenir des crédits de la politique de la ville dont ont besoin les associations pour vivre.
« Seront-ils reconduits en 2010 ? », demande le président. Pas de réponse claire. Martin Hirsch préfère rebondir sur le « plan jeunes », récemment dévoilé par le président de la République, lorsqu'il rend hommage aux associations.
Pour le maire Michel-François Delannoy qui, sur son blog, parlait cette semaine des « mauvais remèdes de la droite » en évoquant le budget de l'État pour 2010, pas de critique envers l'invité du jour ; les 2 hommes se tutoient. Mais un éloge à « la richesse associative » et à la diversité qui, selon lui, est « inscrite dans le code génétique de Tourcoing ». w


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citospopulos : Pour ma part je pense qu'l y a toujours des personnes...
citospopulos : oui pour une nouvelle forme de police de proximité...
jeanjean59 : message pour Claire : Bravo pour votre "enfarinage"...