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TOURCOING / DISPARITION

Adam Wieczorek est mort

À son départ, la mairie de Tourcoing lui avait décerné la médaille de la Ville, devant une foule de proches, collègues et habitants du quartier. À son départ, la mairie de Tourcoing lui avait décerné la médaille de la Ville, devant une foule de proches, collègues et habitants du quartier.

Adam Wieczorek, directeur pendant 23 ans du centre social Marlière-Croix Rouge à Tourcoing, est mort hier, des suites d'une longue maladie, à l'âge de 59 ans. Apprécié de tous, ce Roubaisien fan de Chopin était également pianiste et compositeur.




Au centre social Marlière-Croix Rouge à Tourcoing, tout le monde connaissait et appréciait Adam Wieczorek. Durant 23 ans, il s'est dévoué corps et âme à la structure. Hier, l'annonce de son décès a suscité une grande émotion dans les locaux de la rue de la Bourgogne. « Ça m'a complètement bouleversé. » Michel Verbeke, président du centre social, peine à retenir ses sanglots. Il vient de perdre « un ami, quelqu'un de très cher ». « On le savait malade mais c'était quelqu'un qui s'accrochait, qui avait la foi. C'était un exemple de courage , se souvient le président. Il aura marqué le centre pendant 25 ans. Encore aujourd'hui. »
Un mélomane d'une grande générosité


De cette longue amitié de 20 ans, Michel garde les souvenirs d'un homme « très humain qui avait du charisme. » « Il cachait une extrême sensibilité, une grande générosité. Un amoureux de Chopin et virtuose de piano. Il était très connu en Pologne et commençait à l'être ici. J'ai assisté à des concerts, c'était superbe. » Comme le président, tous se souviennent de l'homme passionné de musique qu'était Adam Wieczorek.
« Dans son bureau, il écoutait toujours de la musique classique, confie Marie-Pierre, usagère et membre du conseil. Il connaissait tous les compositeurs. » Passionné aussi par les gens. « Il connaissait les habitants du quartier sur le bout des doigts , indique le nouveau directeur du centre Jean-Luc Deleforge. C'était un militant de la première heure avec des valeurs humaines. » Un vrai battant, persévérant et engagé. « Il a mis dix ans pour avoir ce nouveau bâtiment. Il y a cru. C'était SON centre. Pour nous, il restera le directeur. »
« Il n'aimait pas l'idée
de la retraite »

Ce poste, ce Roubaisien l'a quitté à contre-coeur, en novembre 2008, pour des raisons de santé. « Il fallait qu'il vienne dire bonjour, prendre des nouvelles. Il n'aimait pas l'idée de la retraite », témoigne Marie-Pierre. Il aurait volontiers joué les prolongations. Dans nos colonnes, il expliquait alors sans détours : « Ma mission n'est pas terminée. Normalement on est maître de son destin mais il y a parfois des accidents de parcours. La tête ne faiblit pas mais le corps lâche peu à peu même si c'est difficile à admettre. Alors d'autres décident pour vous. » Sa plus belle victoire restait à ses yeux d'avoir obtenu le bâtiment du centre social, inauguré en 2005. À son départ, la mairie de Tourcoing lui avait décerné la médaille de la Ville, devant une foule de proches, de collègues et d'habitants du quartier.
Lui qui a eu très tôt la vocation d'aider les autres est parti vivre en Pologne à 23 ans, la terre de ses ancêtres, où il devient prof de français à l'institut des langues de Varsovie. Il y restera pendant 4 ans, avant de revenir en France. Sa fibre d'animateur, il en prend conscience en travaillant au centre social de Wattrelos, durant ses études. Animé par l'envie de « devancer les besoins », il était aussi passionné par la musique.
Pianiste et compositeur, grand admirateur de Chopin, il avait même donné plusieurs concerts dans la région. Ses funérailles seront célébrées samedi 19 septembre à 9h en l'église Notre-Dame de Czestochowa à Roubaix (Grand rue).


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