Des lofts face à l'habitat traditionnel
Publié le mercredi 08 avril 2009 à 11h20
C'est le chantier le plus emblématique : rue du Touquet, l'ancienne usine P.J. Leurent est en train d'être transformée en 90 lofts. En face, l'habitat traditionnel ne souffre plus de la mauvaise réputation du quartier et de la ville.
Pour l'heure, seuls les ouvriers vont et viennent. Mais d'ici deux à trois ans, la rue du Touquet aura de nouveaux habitants. Plusieurs centaines. L'ancienne usine P.J. Leurent se transforme en lofts. La plupart a déjà été vendue sur plans. Ici, les acheteurs sont le plus souvent des primo accédants séduits par des prix pouvant descendre jusqu'à 1100 euros le mètre carré, brut.
En face, les petites maisons sont à nouveau au prix du marché depuis que la Ville a commencé, au début des années 2000, à communiquer sur la mutation du quartier. « Elles se vendent aux alentours de 100000 euros avec cour et 130 000 avec jardin », explique Benoît Bouhier, agent immobilier chez Abrimmo, depuis 15ans à Tourcoing.
Les travaux font vendre
L'immobilier aussi a connu ses années noires. « Il y a 15 ans, ces maisons se vendaient entre 20 et 30 000 euros », rappelle Benoît Bouhier. L'image du quartier, et au-delà celle de Tourcoing, posait problème. « Aujourd'hui, je conforte mes ventes grâce aux changements », admet l'agent. Même si le prix reste son premier argument, pour lui : « des travaux comme la salle de l'Atelier ou le nouveau lycée, ça fait vendre. »
Face à P.J Leurent, l'ancienne Cotonnière devrait voir arriver un projet type Maisons en ville, côté rue du Touquet, et le terrain de l'ancienne salle Jeanne d'Arc a été cédé. A partir d'octobre, Lille Métropole Habitat va y construire les logements sociaux.
Enfin, s'il n'y a pas d'autres projets de lofts annoncés dans le quartier, ceux de la Filature n'étaient pas les premiers. Construits aux débuts des années 2000, certains se revendent déjà. Les affaires sont plus ou moins bonnes. On trouve dans le quartier un 260m² habitables à 470000 euros et Benoît Bouhier explique avoir vendu l'an dernier un loft à 230000 euros dans une rue où, il y a 15 ans, les maisons d'à côté se vendaient 25000 euros.




