VIE SCOLAIRE Marie-Curie : du HQE dans les assiettes
Publié le mardi 03 février 2009 à 06h00
Depuis le mois de janvier, les demi-pensionnaires du collège Marie-Curie, dans le centre-ville, prennent leurs repas dans leur nouveau restaurant scolaire certifié HQE. Première étape de la reconstruction de l'établissement qui sera entièrement livré en septembre 2011.
MATHIEU THUILLIER > mathieu.thuillier@nordeclair.fr
Tons clairs et colorés. Tables rondes ou carrées. Chaises ou bancs. « On est plus proche du restaurant d'entreprise que du restaurant scolaire traditionnel ! », se satisfait Bernard De Veylder, principal du collège Marie-Curie. Depuis la rentrée des classes des vacances de Noël, les demi-pensionnaires de l'établissement prennent ici leurs repas (400 repas peuvent être servis chaque jour). En concertation avec les utilisateurs et le cabinet d'architecture Avant-propos, il a été décidé de faire de la nouvelle cantine un véritable lieu de vie, isolé des espaces d'enseignement afin de valoriser la pause déjeuner, et certifié Haute Qualité Environnementale (le premier collège HQE a été ouvert à Wazemmes en septembre 2008).
Qu'en pensent les collégiens ? Entre deux bouchées de couscous, tous sont unanimes pour dire « qu'elle est plus belle, plus colorée et plus moderne qu'avant ! » Pour ce qui est du contenu des assiettes, pas vraiment emballés les gamins. Et pourtant, hier midi, c'est un repas exclusivement bio qui leur a été servi. « L'objectif c'est d'en proposer un par semaine, avant petit à petit d'en augmenter la fréquence » , rapporte le principal. Une initiative saluée par Bernard Baudoux, vice-président du conseil général chargé des collèges : « le développement durable c'est aussi ce qu'il y a dans l'assiette tous les jours. » Mais c'est quoi au juste une cantine aux normes HQE ? C'est par exemple « l'orientation du bâtiment qui est conçue pour capter un maximum de lumière naturelle ou des capteurs solaires qui servent à chauffer l'eau utilisée dans le restaurant... »
23,8 millions d'euros investis
L'ouverture de ce nouveau restaurant scolaire n'est qu'une étape dans la reconstruction du collège, un chantier particulièrement complexe puisque les élèves y restent pendant les travaux et doivent cohabiter avec les ouvriers. « On ne voulait pas quitter le centre-ville pour des raisons de mixité sociale ou de restructuration du centre, explique Bernard Baudoux. Même si reconstruire sur place coûte plus cher. Quand on voit les vieux bâtiments, on se dit que ce n'est pas du luxe. » Au total, 23,8 millions d'euros seront investis.
Le prochain rendez-vous, qui clôturera la première phase du chantier, est fixé après les vacances de Pâques : les élèves accéderont alors à l'établissement par la rue des Ursulines (et non plus par la rue d'Austerlitz). Les deuxième et troisième phases concerneront les salles de sport, les plateaux sportifs, les bâtiments de la Segpa (section d'enseignement général et professionnel adapté) et les logements de fonction. Le nouveau Marie-Curie, 8 239 m² de surface utile, devrait ainsi être livré à la rentrée scolaire 2011, avec tout de même près d'un an de retard sur les délais prévus. « Aléas de chantier » , avance le Département.
« Depuis 5 ans, on ne perd plus d'élèves, maintenant on va commencer à en gagner », se réjouit déjà Bernard De Veylder. Marie-Curie pourra accueillir 730 élèves, dont 80 en Segpa.





