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ROUBAIX / BASKET-BALLINATIONALE 3 POULE HIWasquehal Flash Basket

Retour sur une saison renversante

Les Wasquehaliens tout à leur joie de l'avoir emporté sur Neuilly le 6 mars, une victoire synonyme de maintien à trois journées du terme. Photo G.W. Les Wasquehaliens tout à leur joie de l'avoir emporté sur Neuilly le 6 mars, une victoire synonyme de maintien à trois journées du terme. Photo G.W.

Le Flash Basket ne fait jamais dans la demi-mesure. En 2009, il avait acquis son maintien lors du dernier match. Cette année, il avait un peu d'avance, maintenu à trois journées du terme, après avoir été avant-dernier à la trêve.



VALÉRIE AUBERT-RAMBAUX > valerie.rambaux@nordeclair.fr
Qui l'eût cru ? Dixième fin décembre après le premier match retour, avec seulement trois victoires au compteur et huit défaites. À cette époque, on n'aurait pas donné cher de la peau des Wasquehaliens. « Nous étions relégables à la trêve », se souvient le président du club Gilles Potier.
Changement de tendance à partir du deuxième match retour, le 9 janvier à Saint-Denis, alors 3e. Le Flash l'emporte de deux points (78-80). Six victoires suivront lors des huit journées suivantes. « Nous avions pour objectif de finir dans le ventre mou du classement et de ne pas jouer le maintien sur le dernier match, comme ce fut le cas lors de notre première saison en N3 (2008/2009, ndlr) », rappelle Gilles Potier. « Nous avons joué les trois derniers matches pour du beurre. Nous finissons 5e sur 11 avec dix victoires et dix défaites. » Pour Paul Malanou, l'emblématique capitaine de l'équipe, « c'est une victoire humaine de se maintenir. Il n'y a jamais eu de panique dans les rangs ».


Pourquoi un début de saison calamiteux, suivi d'un complet revirement ? Tout d'abord en raison d'une cascade de blessures : « On a eu jusqu'à huit blessés cette saison. Du premier au huitième match, je n'ai pas eu d'effectif au complet », se souvient le coach Benjamin Berkani. Le groupe wasquehalien a commencé à reprendre des couleurs à partir du 21 novembre et la réception de Cormontreuil.
« Malgré les blessés, on a maintenu l'équipe à flot, se félicite Gilles Potier. On aurait pu baisser les bras en décembre, mais on ne l'a pas fait. » Le président n'a jamais cessé de croire au maintien : « À partir du deuxième match et jusqu'en janvier, on a toujours été devant jusqu'au troisième quart temps. On s'écroulait à la fin des matches à cause du manque d'effectif. » Avec un groupe étoffé, les choses ne pouvaient aller qu'en s'améliorant. Le calendrier proposé au Flash en 2010 incitait aussi à l'optimisme, avec notamment cinq matches sur neuf à domicile.
« Un public fantastique » Et au Flash, ceci revêt une importance loin d'être négligeable. La (bonne) réputation du public de la salle Robaeys n'est plus à faire. Les supporters du Flash ne ratent aucun match « à la salle » et encouragent leurs joueurs en toutes circonstances - Gilles Potier le premier -, à grand renfort de grosse caisse et d'instruments sonores en tout genre. « Il n'y a pas un match où les joueurs ne font le tour du terrain pour taper dans les mains des supporters, même en cas de défaite », souligne-t-il. « À chaque déplacement, on faisait du bruit, ajoute-t-il, même à sept ou huit ! » Paul Malanou avoue être « devenu accro » à ce public : « C'est un public fantastique. On n'a jamais été sifflé. Ce sont des supporters fervents, je leur en suis reconnaissant. » Le président de renchérir : « À Wasquehal, on ne joue pas pour l'argent, mais pour la convivialité. » Le budget du club est d'ailleurs « l'un des trois plus petits de la poule ».
L'une des grosses satisfactions de la saison aura été pour l'équipe de battre le leader de la poule Marne-la-Vallée dans sa salle (79-81, le 20 février), « une formation invaincue à domicile depuis un an et demi », signale le président du Flash. « Ce match a galvanisé l'équipe.
Après, on a enchaîné sur trois victoires d'affilée. » L'exercice 2009/2010 à peine terminé, le staff songe déjà au suivant. L'équipe devrait repartir sur les mêmes bases, avec Benjamin Berkani au poste d'entraîneur. Gilles Potier tient notamment à garder Paul Malanou dans le groupe. Cela dépendra en partie de ses études ; l'intérieur de 23 ans est en Master de Droit et pourrait être amené à quitter la région... « Nous devrions étoffer le groupe avec deux mutés et un non muté qui s'est entraîné avec nous toute la saison. » L'objectif en 2010/2011 ? « Finir dans le premier tiers du championnat, en continuant à se structurer. » w


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