Oukidja, un gardien d'avenir au tempérament de feu
Publié le samedi 21 février 2009 à 06h00
La réserve lilloise est au repos forcé ce week-end avec le report de son match à Strasbourg. L'occasion de donner un coup de projecteur sur Alexandre Oukidja, le troisième gardien du LOSC promis à un bel avenir.
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Strasbourg, aujourd'hui, aurait dû constituer un retour aux sources pour Alexandre Oukidja, le portier lillois de la réserve, numéro trois dans la hiérarchie derrière Grégory Malicki et Ludovic Butelle. Un agréable souvenir puisque Oukidja avait disputé, à peine 18 ans, son premier match avec la CFA. Il a de bonnes raisons de s'en souvenir. « J'avais fait une passe décisive à Kévin Mirallas sur une relance rapide et il avait marqué ».
Gardien précoce, il avait été repéré à Gueugnon il y a trois ans. Dans ce club, alors en ligue 2, il avait même joué une mi-temps en pro à 17 ans, c'était à Montpellier en décembre 2005. A Lille, il a alterné entre l'équipe des 18 ans-il a été international dans cette catégorie- et celle de CFA avant de devenir le gardien numéro trois du club. Il espère bien ne pas s'arrêter là. Comme tout joueur, il aspire à jouer toujours plus haut. Il a déjà goûté du banc chez les pros à Lille. « J'ai été quatre fois sur le banc avec Claude Puel quand Tony est parti à la CAN, souligne-t-il. Et en début de saison, je l'ai été aussi avant l'arrivée de Ludovic ». D'ailleurs, il avait quelques ambitions en début de saison. « Avec Claude Puel, je devais devenir deuxième gardien et apprendre à côté de Grégory. Le changement d'entraîneur m'a fait changer de situation ». Mais il n'est pas homme à se nourrir de regrets : « Coach Mottet m'a dit que j'avais besoin de temps de jeu, que cela ne servait à rien que je sois remplaçant en professionnel, que j'avais encore tout le temps à vingt ans ».
Patience et temps de jeu
Pas évident d'être numéro trois mais il se concentre sur son jeu. Sur ses qualités, il laisse parler coach Mottet, son coach depuis trois ans.
« Ce que coach Mottet aime bien dans mon jeu, c'est d'être fougueux, d'oser, comme le faisait Tony avant, sur les sorties aériennes, répète-t-il, affirmant qu'il ne se pose pas de question. Gardien au tempérament de feu, il sera encore le dernier rempart de l'équipe lillois aujourd'hui à Strasbourg comme il l'avait été au match aller où Lille l'avait emporté difficilement, à dix contre onze.
ST.H.
(CORRESPONDANT)





