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Les 3 Suisses chouchoutent leurs salariés

Publié le 07/04/2012 à 00h00

Depuis décembre, une cinquantaine de salariés du groupe 3 Suisses travaillent sur l'optimisation de leurs outils de travail. Une démarche qui se déroule dans le cadre du projet de modernisation et de mutualisation de groupe.

Les 3 Suisses chouchoutent leurs salariés
Depuis décembre, une cinquantaine de salariés du groupe 3 Suisses travaillent sur l'optimisation de leurs outils de travail. Une démarche qui se déroule dans le cadre du projet de modernisation et de mutualisation de groupe.


HÉLÈNE GRAFFEUILLE > roubaix@nordeclair.fr
Dans le cadre de son projet de modernisation et de mutualisation, le groupe 3 Suisses repense entièrement sa logistique. Depuis décembre, une cinquantaine de salariés des quatre enseignes du groupe (3 Suisses, Blancheporte, Becquet et Vitrine Magique) participent à cette démarche.
« Ces collaborateurs clé sont des volontaires qui ont été sélectionnés de manière à ce que tous les corps de métier soient représentés » , explique Benoît Dubuisson, directeur logistique aux 3 Suisses.


Chaque groupe, composé de sept à huit personnes, est encadré par deux professionnels de la santé au travail : Pierre Mercier, ergonome et Frédéric Devos, chef de projet.

Optimiser les outils de travail
Jusqu'en avril, une quinzaine de postes de travail, présents sur la plate-forme logistique, seront passés en revue : « De la commande des produits aux fournisseurs, en passant par leur acheminement dans nos entrepôts jusqu'à celui du colis à nos clientes », rapporte Frédéric Devos.
Le but, optimiser les outils tout en gardant quatre objectifs en tête : « Garantir la sécurité des salariés et leur permettre de travailler dans de bonnes conditions. Nous ne sommes pas là pour obtenir de la productivité au fouet, affirme le chef de projet. En tant qu'entreprise commerciale, nous devons également être compétitifs jusque dans nos taches de production et de logistique. Et enfin, la qualité du colis doit être garantie pour que nos clientes prennent plaisir à les découvrir. » Une véritable révolution : « Le métier reste le même, assure le directeur logistique, mais le process et les outils n'auront plus rien à voir. » La direction est partie d'un constat : « Un équipement non adapté est mal utilisé par le personnel et engendre des gestes dangereux et des troubles musculaires squelettiques », affirme Benoît Dubuisson.
Avec des outils existants mais également de prototypes, les groupes de travail tentent donc de s'approcher l'outil idéal qui sera mis en place dans les nouveaux bâtiments logistiques du site n construction dans la zone des 4 Vents à Hem. « Les salariés analysent les contraintes de l'appareil et cherchent des solutions, résume Pierre Mercier, l'ergonome, c'est de l'ingénierie. » Table d'emballage, poste de pré-tri ou encore chariot de réapprovisionnement sont manipulés, testés, modifiés, repensés... « Notre rôle est de proposer des solutions qui peuvent permettre d'améliorer la productivité et/ou minimiser les contraintes physiques », explique Dominique, un des collaborateurs clé. Toutes les propositions sont discutées, critiquées et testées par l'ensemble de l'équipe. Depuis décembre, près de 200 préconisations ont déjà été formulées : « Toutes n'ont pas été validées, concède Jean-Jacques qui participe au groupe de travail, mais on a vraiment notre mot à dire. Et pas seulement sur la couleur du matériel. » Par exemple : « La table d'emballage qu'on nous a présentée initialement n'était absolument pas adaptée pour les emballeuses. La manipulation était épuisante. On a tous modifié », assure Noura.

« Un travail d'équipe »
L'ensemble des préconisations est ensuite présenté aux représentants des comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail de toutes les enseignes qui émettent également des critiques. « C'est un véritable travail d'équipe », confirme l'ergonome. Une fois validé, le chef de projet et l'ergonome retournent vers les fournisseurs pour voir comment mettre en oeuvre les préconisations.
Une démarche participative qui emballe le personnel : « Le matériel, c'est nous qui l'utilisons au quotidien, ce travail n'aurait donc pas pu être fait depuis des bureaux, soutient Omar un des collaborateurs clé. C'est une chance que notre entreprise nous fasse participer à ce genre d'atelier. »w

Nord Éclair