Olivier Boidoux vend son pub par amour
Publié le mardi 14 février 2012 à 06h00
Valérie Boidoux et son mari Olivier aux côtés du nouveau propriétaire de la Basse toiture (à gauche) et d'étudiants.
Olivier Boidoux a choisi de vendre son pub la Basse toiture pour passer plus de temps aux côtés de sa femme. Une belle déclaration d'amour. Le nouveau propriétaire s'appelle Jérémy.
AURÉLIE JOBARD > aurelie.jobard@nordeclair.fr
En ce jour de Saint-Valentin, Valérie Boidoux ne pouvait rêver d'une aussi belle déclaration d'amour. Son mari, Olivier, lui a annoncé qu'il vendrait son pub la Basse toiture situé rue Jean-Jaurès pour pouvoir être plus souvent à ses côtés : « Honnêtement je ne pensais pas que cette activité occuperait tout mon temps. Mais très vite, je me suis aperçu que j'y passais plus de douze heures par jour au minimum. Qu'habiter au-dessus du bar était un véritable piège pour tout le monde. Je ne voyais plus ou que très peu mes enfants et ma femme. Nous avions une vie privée dans une vie publique. Cela ne nous convenait plus du tout. J'ai choisi de changer de vie avant qu'il ne soit trop tard », lâche le commerçant.
Mais ce n'est pas sans regret. Olivier Boidoux qui avait acheté ce bar historique de Croix il y a trois ans était très attaché à son bistrot mais également à ses clients, les habitués et les petits nouveaux. « Avec l'arrivée de l'école de commerce l'Edhec, j'avais réussi à faire venir pas mal d'étudiants dans mon pub. À créer des événements. J'ai adoré les voir ici. D'ailleurs, ils ont réussi à me faire pleurer il y a quelques jours. L'un d'eux m'a chanté Le Café accompagné de sa guitare. » Début mars, le pub la Basse toiture rouvrira ses portes avec derrière le bistrot un nouveau propriétaire et un nouveau concept : « On ne va pas tout changer, juste apporter notre petite touche. Ce bar est magnifique. Ma soeur et moi avons eu un véritable coup de coeur. L' idée, entre autres, c'est de pouvoir mettre en place l'after-work de 17 h à 21 h. On a un peu de retard en France sur ce créneau-là mais je pense que ça peut fonctionner ici. En tout cas, je l'espère. On pourra ainsi grignoter quelques tapas maison », précise Jérémy Dubreu. À 34 ans, ce Roubaisien a choisi de faire vivre ce lieu à la mode barcelonaise. « J'ai passé quelque temps en Espagne. J'aime ce pays, son art de vivre, son rythme aussi. » Quant à Olivier Boidoux, il a choisi évidemment de profiter de ses proches et de commencer parallèlement sa recherche d'emploi. « Pourquoi ne pas m'investir pour la ville ou redémarrer une carrière de commercial ? En tout cas, une chose est sûre : ma femme, nos enfants et moi resterons à Croix.
Nous aimons cette ville ou plutôt ce village. »w


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