Un seul gagnant l'opposition avec capleers qui avait prévu et recommandé l'abstention, enfin une bouffée d'oxygène pour 2014.
Un electeur pour le changement.
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Publié le lundi 12 avril 2010 à 06h00
Comme ici à Lys-lez-Lannoy, la Ville de Leers envisage la création d'une police municipale. La décision est entre les mains des électeurs.
Le 25 avril les Leersois diront via les urnes s'ils sont favorables à la création d'une police municipale. La campagne précédant le référendum commence officiellement aujourd'hui.
GILLES MARCHAL > gilles.marchal@nordeclair.fr
Les groupes politiques leersois avaient jusqu'au 5 avril pour déposer leur demande d'habilitation permettant d'accéder à la campagne en vue du référendum. Seul CapLeers, mené par Catherine Boone et Jérémy Rotsaert, a répondu en temps et en heure. Cela n'empêche pas les autres groupes d'annoncer la couleur...
Le Glam ne se mouille pas. Le Groupement Leersois d'Action Municipale (Glam) du maire Jean-Claude Vanbelle n'a pas l'intention d'influencer les électeurs. « Nous ne nous positionnerons pas, nous voulons laisser le choix à la population », insiste Michel Hallot. Le président du Glam fraîchement élu (Jean-Claude Vanbelle a passé la main en mars) appelle par ailleurs les électeurs à se rendre massivement aux urnes. « Nous souhaitons qu'une large majorité de Leersois vote afin de rendre crédible ce référendum. Tous les éléments sont en leur possession et une réunion publique est prévue le 20 avril pour ceux qui voudraient davantage d'informations. » CapLeers appelle à l'abstention. Jamais à court de provocation, CapLeers ne participera pas au « mascarendum » et appelle les électeurs à faire de même. « Le "oui" ne nous convient pas, le "non" non plus. Nous estimons que l'abstention est un vote », déclare Catherine Boone ! La conseillère municipale explique ce choix curieux : « Le dossier présenté est vide, on ne sait pas où l'on va avec cette police municipale. Les propositions sont impersonnelles et pas adaptées aux problèmes de notre ville. Aucune étude n'a été faite. Pour les Leersois, participer à ce référendum c'est comme choisir de se marier avec quelqu'un qu'ils ne connaissent pas. CapLeers veut bien dire "oui" ou "non" mais seulement s'il y a des propositions concrètes. » L'élue estime par ailleurs que la priorité à Leers consiste à renforcer les effectifs de police nationale, « mais pour cela il faut du réseau, être présent dans les instances et s'engager politiquement », lance-t-elle en direction de la majorité.
Une majorité qui, dit-elle, « ne veut pas de cette police municipale. Elle utilise ce référendum simplement pour se dédouaner. Alors pourquoi faire déplacer les gens ? C'est une perte de temps. »
« Au moins 12 agents »
En Avant Leers favorable à une police municipale... intercommunale. Pour l'équipe d'André Nowak, ce référendum n'est pas « une bonne solution » : « On connaît déjà le résultat », assure-t-il. « Qu and on en parle autour de nous aux coins des rues ou dans les cafés on se rend compte que les Leersois n'ont pas envie d'une note salée. Qui plus est la police municipale a très peu de compétences et il faudrait non pas 7 mais au moins 12 agents qui travailleraient en horaires décalés pour obtenir un service efficace. Et puis la police est un devoir de l'État, pas de la commune. Alors une police municipale pourquoi pas, mais en intercommunalité. Car une police autonome coûterait chère aux Leersois sans être très efficace. » L'élu invite néanmoins les électeurs à se rendre aux urnes car, dit-il, « dans toute démocratie il est important d'exercer son droit de vote. C'est même un devoir. Malheureusement, je crains fort qu'entre le bureau de vote et la plage, beaucoup choisissent la deuxième solution. Le risque, c'est que ceux qui sont le plus favorables à la police municipale se déplacent massivement car ce sont eux qui ont des craintes. Les opposants doivent donc eux aussi se rendre aux urnes. » La Gauche Unie pour Leers (LGPL) fermement opposée au projet. S'il est un groupe qui affiche clairement son opposition au projet de police municipale, c'est bien LGPL. « Nous sommes absolument contre, certifie Liliane Pétrieux, nous estimons que c'est à l'État de financer la police. La police municipale a très peu de pouvoir et coûte cher. Nous appelons donc les électeurs à voter "non".
» En résumé... La majorité ne tranche pas, CapLeers appelle au boycott du scrutin, En Avant Leers est partagé et La gauche Unie pour Leers dit "non". Rien ne va plus, faîtes vos jeux...w
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