Le premier Festival du rire fait un carton
Publié le jeudi 01 avril 2010 à 06h00
Il existait déjà l'Eden Festival pour le rock. Maintenant il y a l'Eden du Rire. Ce festival a eu lieu de vendredi à dimanche dernier à la salle de l'Eden (d'où le nom).
Les quatre spectacles ont fait le plein.
CÉCILE BRIFFAUT > correspondante locale
Selon leurs envies, les spectateurs ont pu assister à divers spectacles : « Garde à vue ni connue » s'adressait à un public un peu averti, vu les thèmes et le vocabulaire utilisés. D'autres, qui cherchaient « un truc à faire en famille dimanche après-midi » ont adoré spectacle « Brèves de Mômes ». Mais ce n'est pas tout...
Comme au zoo
Le spectacle de samedi « One man zoo » mettait en scène Lalouch. L'humoriste brosse une galerie de personnages déjantés. Des tas de bestioles ponctuent les histoires. L'ensemble produit un mélange saugrenu : une candidate à la Star Ac' dotée d'une voix à la Daffy Duck, Gaëtan qui a une grenouille dans la gorge... Lalouch est le champion de la mimique, véritable gymnaste du visage.
Mais les personnages présentés n'ont pas toujours besoin d'un attribut zoologique pour provoquer l'hilarité des spectateurs : Patrick, habitué des bistrots, fan de football et de bière. « Je suis un rare », clame-t-il fièrement. On l'avait bien compris !
Dans le thème du vide culturel, Lalouch présente un « lecteur » qui fréquente la bibliothèque. Bonne initiative, mais quel casse-tête pour ranger Maupassant à la bonne place sur l'étagère. « Je ne lis rien, ça va plus vite ! » Des grands écrivains sont malmenés avec des jeux de mots peu subtiles, et c'est ça qui marche : Malesherbes, il faut utiliser du KB Jardin, Mallarmé, il peut pas faire la guerre, Malraux, il digère mal !
En écho de Patrick, voici la fille qu'il a draguée en voiture. « Je l'avais dans la peau », avoue-t-elle. La fille n'a pas inventé l'eau chaude, elle ne s'en sortait pas à l'école. « Mais ou et donc or ni car ? J'en sais rien ! » Lalouch participait aussi au spectacle pour enfants « Brèves de gosses ». « Le paradis pour les enfants », expliquent les comédiens. Des histoires qui font peur, des histoires d'amour, d'action. Un bruitage expressif accompagnait chaque type d'histoire. Malheureusement, Mickaël, un des comédiens, a oublié de ramener les livres. Qu'à cela ne tienne : « On n'a qu'à inventer des histoires », propose Émilie la comédienne.
Le grand amour
C'est Yohann Mettay qui a clôturé le festival avec un one man show intitulé « JH cherche JF ». L'occasion pour passer au crible les conseils des copains, des parents. « Le mariage gâche tout, ne te marie jamais, prévient le père, 10 000 euros pour tout ça ! » Heureusement, Max, le copain dévoué, l'emmène en boite de nuit pour trouver chaussure à son pied. On vous laisse imaginer la suite... Finalement l'adjoint à la culture, olivier Vlamynck, était ravi de la réussite de ce premier Eden du rire même si, bien sûr, il faudra plusieurs années pour asseoir la réputation du festival.w






