L'alphabétisation, vecteur d'intégration... et de rencontres
Publié le jeudi 11 mars 2010 à 06h00
Fussent-ils de Leers, Roubaix ou Wattrelos, les ateliers d'alphabétisation partagent le même objectif : apprendre à lire, à écrire et à parler français aux adultes.
Oui, mais pas seulement.
GILLES MARCHAL > gilles.marchal@nordeclair.fr
Ils ne s'étaient rencontrés qu'une fois en 2007. Depuis, plus rien ; les ateliers d'alphabétisation de Leers, Roubaix et Wattrelos mènent chacun leur activité de leur côté. Ils partagent pourtant le même objectif : apprendre à lire, à écrire et à parler français aux adultes, souvent étrangers ou d'origine étrangère qui pratiquent mal, voire pas du tout, la langue française.
Mais cet apprentissage ne se limite pas aux simples travaux scolaires, les associations ont l'ambition de fournir les clés d'une intégration réussie. « On ouvre sur la vie », explique Anne-France Petit, la responsable de l'atelier d'alphabétisation de Leers qui dépend de l'Association d'entraide scolaire leersoise (AESL). « On aborde différents thèmes comme les transports, le nom des rues de la ville, l'environnement, les élections. On parle aussi beaucoup de la culture de la commune. Une fois par an on fait une sortie au musée. Tout cela permet aux personnes de sortir de chez elles, de communiquer et de développer leur autonomie. » L'atelier leersois accueille 16 personnes - exclusivement des femmes - encadrées par 18 bénévoles.
Une rencontre « intéressante »
« Une dame a obtenu son permis de conduire, deux autres sont en train de le préparer. Cela prouve qu'elles acquièrent de l'autonomie. D'autres travaillent dans les écoles, les cantines... la municipalité nous soutient », souligne Mme Petit.
Mardi matin, sept ateliers d'alphabétisations issus d'autant d'associations et de centres sociaux de Leers, Roubaix et Wattrelos se sont rencontrés à Leers pour faire connaissance, partager leurs expériences, comparer leurs méthodes et échanger des petites astuces. Une matinée jugée « très intéressante » par les protagonistes qui ont d'ores et déjà convenu de se retrouver le 2 avril pour « mener des réflexions plus en profondeur et développer la qualité de service ».
L'occasion aussi de se pencher sur les problématiques auxquelles sont confrontés certains secteurs. Dans le quartier des Trois Ponts à Roubaix par exemple, il est extrêmement difficile de trouver des bénévoles. « Le quartier a une mauvaise image, mais cette image ne reflète pas la réalité » , assure Marie-Anne Leman, coordinatrice du secteur santé/famille au centre social. Actuellement, deux bénévoles encadrent 20 personnes, « et on a encore plein de gens sur liste d'attente », précise la responsable. Les bénévoles potentiels peuvent contacter le centre social des Trois Ponts, avenue Kennedy à Roubaix (tél. : 03.20.02.35.40).w



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lorenzo : 4 bidons villes roms de Tourcoing (Union, friche Thirion,tour...
lorenzo : Bonjour ,Dans votre article vous n'abordez pas d'autres...
jeanALille : moi ça me rappelle la scène dans le film Intouchables...
sainte justice : Plus de 40% des soit disantes "Réformes" de L'U M P depuis...