Olivier Vlamynck lance l'Eden festival, deuxième
Publié le lundi 07 décembre 2009 à 06h00
Vendredi, deuxième édition de l'Eden festival, un événement pop-rock lancé l'an dernier à Lys-lez-Lannoy. Une soirée, trois artistes. Olivier Vlamynck, adjoint à la culture, a porté ce projet. Un budget limité, mais une bonne notoriété, et la machine est en route.
PROPOS RECUEILLIS PAR AGNÈS POIZOT > agnes.poizot@ordeclair.fr
Le pari était osé de lancer un festival pop-rock à Lys-lez-Lannoy ?
>> C'est parti du porte-à-porte pendant la campagne des municipales en 2008. Pas mal de jeunes trouvaient qu'il n'y avait rien pour eux sur la commune. À chaque fois qu'ils voulaient « bouger », ils étaient obligés d'aller sur Roubaix, Tourcoing ou Lille. On s'est alors dit qu'un festival sur Lys, ce ne serait pas mal. On a travaillé sur le projet avec une radio du service public, le Mouv'.
Pourquoi avoir choisi cette période hivernale pour installer un festival ?
>> Parce que les festivals ont lieu l'été.
L'hiver, il n'y a pas grand-chose. Du coup, c'est original !
L'an dernier, l'Eden festival avait attiré 160 personnes sur les deux jours. Un bilan ?
>> Pour une première, ce n'était pas si mal. Même si dans ma tête, j'espérais que la salle serait totalement remplie. Mais pour qu'un festival se fasse vraiment bien connaître, on m'a dit qu'il fallait trois ou quatre ans.
Pourtant, on doit vous en parler de cette première édition et de ces têtes d'affiches (Revolver, les Shades et Sammy Decoster) qu'on entend aujourd'hui en boucle à la radio ?
>> On me demande comment j'ai fait pour les faire venir à Lys !
Et tous ces groupes vous ont-ils fait un commentaire sur le festival ?
>> Ils étaient contents. Les Shades m'ont dit avoir apprécié de jouer dans une salle avec des sièges. Ça les changeait ! À l'Eden, notre point faible c'est le son et la lumière, Mais on travaille avec Alex de la société Anphaz qui nous ramène du matériel. Il est content de lancer un festival, alors il nous en ramène toujours un peu plus.
Une des caractéristiques du festival : la proximité artiste/public. Tout le monde joue le jeu ?
>> Oui, surtout que ce contact, c'est vraiment ce qu'on veut conserver. Après leurs concerts, les artistes viennent boire un verre à la buvette, signer des autographes.
Un mot sur la programmation de vendredi ?
>> Le festival aura lieu sur une seule soirée. Ce qu'on voulait, c'est mettre l'accent sur des gens connus comme Housse de Racket ou Manu Larrouy qui ont déjà été invités à Taratata. Mettre en parallèle un groupe qui est en train de monter et qui en plus, est Lillois : Roken is dodelijk.
Combien coûte un tel festival ? >> Tout compris, 7 000 E.w




