Environs de Roubaix

À la recherche de chefs scouts

Publié le 22/08/2009 à 00h00

Pas de tentes « deux secondes ». Pas de gaz pour cuisiner. Les scouts de France préfèrent le système D. Antoine et Philippe nous expliquent pourquoi et en profitent pour recruter.

À la recherche de chefs scouts
Pas de tentes « deux secondes ». Pas de gaz pour cuisiner. Les scouts de France préfèrent le système D. Antoine et Philippe nous expliquent pourquoi et en profitent pour recruter.


AURÉLIE JOBARD > aurelie.jobard@nordeclair.fr
Pourquoi n'utilisent-ils pas cette bouteille de gaz plutôt que de faire des allers-retours dans les bois pour préparer un feu ? Pour rien au monde ils ne laisseraient filer cette occasion. Philippe, 18 ans, et Antoine, 19 ans, aiment se retrouver en pleine nature livrés à eux-mêmes.
« C'est l'aventure et puis tu apprécies beaucoup plus ton repas lorsque tu l'as préparé sur un feu », expliquent les compères.


Longtemps scouts, ils sont aujourd'hui chefs. Ils voient ainsi une autre facette et avouent être agréablement surpris : « Nous apprenons toute la pédagogie ». Eh oui, chez les scouts, elle est essentielle. « Ce n'est pas comme en centre de loisirs. Les enfants ne font pas que jouer, ils s'investissent dans les tâches quotidiennes ». Dès cette semaine, 24 louveteaux âgés entre 8 et 12 ans se testeront.
Vaisselle, préparation des repas, montage des tentes, ils mettront en pratique ce qu'ils ont appris durant les deux week-ends vécus dans l'année : « Ils sont jeunes, alors avant de partir en camps nous leur proposons de s'exercer », commentent Philippe et Antoine.
D'ici quelques jours, ils prendront la direction d'Oye-Plage en bus et monteront leurs camps sur le terrain d'un particulier : « Lorsque tu es chef, tu t'occupes de tout. Nous avons donc cherché un site. Heureusement, nous avons été encadrés par une accompagnatrice car nous avions du mal à trouver », explique Philippe.
Lui est en maths sup. Beaucoup de boulot assure-t-il, mais il aurait du mal à quitter son poste de chef : « Nous vivons beaucoup de choses. Nous apprenons à vivre en communauté. Nous partageons des moments de prière même si tu n'es pas obligé. Nous accueillons aussi des musulmans » .
Antoine lui aussi est tombé dans le mouvement scout très jeune mais l'année prochaine il devra laisser sa chemise et son foulard de chef au placard. « Je pars à l'étranger. Nous recherchons d'ailleurs des chefs scouts car nous sommes plusieurs à partir ».
Philippe assure qu'il s'agit d'une expérience hors norme et qu'il n'est pas nécessaire d'avoir été scout auparavant : « Je connais une fille qui est devenue cheftaine alors qu'elle ne connaissait pas le mouvement. Elle adore et ça se passe très bien ». Mieux vaut toutefois être motivé car tous sont bénévoles. « C'est vrai que lorsque tu as été scout, tu as sans doute plus envie de donner un petit coup de main en devenant chef », glissent Philippe et Antoine.
Pendant une semaine, les deux amis vont aux côtés de trois autres encadrants entourés les louveteaux. Loin des clichés, ils leur apprendront tout simplement la vie, le respect ou l'entraide.

Nord Éclair