Roubaix

Des « centres aérés » pour les enfants roms

Publié le 18/08/2012 à 00h00

La Solidarité a lancé l'opération au début de l'été : offrir des « centres aérés » aux enfants roms. Les activités sont encadrées par des jeunes de l'UPC en service civique. Une belle expérience pour les enfants et les encadrants.

Des « centres aérés » pour les enfants roms
La Solidarité a lancé l'opération au début de l'été : offrir des « centres aérés » aux enfants roms. Les activités sont encadrées par des jeunes de l'UPC en service civique. Une belle expérience pour les enfants et les encadrants.


DELPHINE POMMIER > delphine.pommier@nordeclair.fr
Hakim, 22 ans, est en service civique à l'UPC de Roubaix (Université populaire et citoyenne) depuis la mi-mai. Cet été, avec d'autres jeunes de l'UPC, il encadre, entre autres, des enfants roms à La Solidarité. « On a lancé cette opération pour la première fois cette année », explique-t-on à La Solidarité. Un succès selon les organisateurs. L'idée : proposer aux jeunes enfants roms des activités, « après tout, ce sont aussi leurs vacances » et, « on évite ainsi qu'ils ne traînent dans les rues ».
Chaque jour, ou presque, une vingtaine de jeunes en moyenne se retrouvent à La Soli. Au programme, selon le temps, piscine, sorties, coloriage, films... On varie les plaisirs. « Chaque fin de journée se termine toujours par un goûter payé par l'UPC », souligne Hakim.


Si du côté des enfants, l'expérience est enrichissante et dépaysante, les jeunes encadrants en service civique retirent également beaucoup de ce boulot d'été.
« J'avoue qu'avant de venir, j'avais une image un peu négative des Roms. Mais, quand on les côtoie on les comprend mieux. Et puis, les enfants roms sont comme tous les autres enfants. Ils aiment jouer, avoir un goûter... », résume Hakim.
« Ici, à La Solidarité, on sent qu'on est utile. Il y a des choses à faire », ajoute-t-il. « Le jour où les roms de Villeneuve d'Ascq ont été expulsés, on a senti la tension au Galon d'eau. Ce jour-là, les enfants ne sont pas venus à La Solidarité » , raconte Hakim. « Mais, on ne parle jamais de ce sujet avec eux, c'est trop sensible. » Hakim et ses collègues, Slimane et Ivan sont là pour divertir les enfants roms, pas question de les inquiéter avec ces questions-là.
Dans le cadre du service civique, Hakim et ses amis ont aussi assisté à une audience au tribunal, « très intéressante. Ça ne donne pas du tout envie d'être dans le box des accusés » ; ont visité des musées. « J'ai été très attentif à l'histoire du textile dans la région. Avant, il y avait de l'argent ici. Et, on a tous dans notre entourage, quelqu'un qui a travaillé dans le textile »...
« Mais, ce qui m'a le plus marqué c'est le travail avec les enfants roms. Et puis, personnellement, je préfère être là, avec eux, que devant mon ordinateur », conclut Hakim qui terminera son service civique à la rentrée pour partir à Paris commencer un contrat d'apprentissage.w

Nord Éclair