TEXTE : GILLES MARCHAL, COLLECTE DES INFORMATIONS : LA RÉDACTION DE ROUBAIX
Période d'accueil. Les communes ont depuis longtemps fait des efforts pour couvrir l'ensemble des vacances scolaires d'été. Les villes en tout cas car dans certains villages il faut encore faire preuve de souplesse. À Forest, Willems et Toufflers, les centres de loisirs empiètent à peine sur le mois d'août tandis qu'à Lannoy le service n'est pas proposé en juillet. Une question de moyens, de demande et d'habitude aussi pour ces petites communes. « Cela coûte cher, nous devons faire en fonction de notre budget, explique Réganne Delattre, première adjointe au maire de Toufflers. Mais on étoffe l'offre un peu à la fois en fonction des demandes. » Cette année à Toufflers, un service de garderie a été créé en fin de journée.
Accueil des extérieurs. Peut-on inscrire son enfant au centre de loisirs de Wattrelos quand on habite à Croix ? Pas de problème, toutes les communes jouent le jeu dans la limite de leur capacité d'accueil. Mais attention, le tarif appliqué aux non-résidants est généralement doublé.
Quelques nuances aussi : à Wasquehal, les enfants extérieurs sont acceptés s'ils sont scolarisés à Wasquehal ou si un de leurs parents travaille en ville. À Lys, seuls les extérieurs scolarisés dans la commune sont acceptés.
Séjours à l'extérieur. Seule la commune de Toufflers ne propose aucun séjour à l'extérieur, pas même une nuitée en camping.
« Trop lourd à mettre en place », indique-t-on en mairie. D'autres ont trouvé la parade en mutualisant le service : moyennant une contre-partie, la ville de Croix accueille des enfants de Hem en séjour à l'extérieur. Wasquehal, possède, elle, sa propre résidence d'été à Dunières en Ardèche.
Tarifs. Partout on applique la règle du quotient familial, c'est une condition pour bénéficier des aides de la CAF : plus le foyer déclare de revenus plus le tarif appliqué est élevé. Il peut monter jusqu'à 13,17 E par jour à Toufflers sans les repas. À l'inverse, pour les familles disposant de peu de ressources, Roubaix, Wasquehal, Roubaix et Willems proposent des journées à un euro, repas compris. En réalité, l'accueil d'un enfant coûte chaque jour 34 E à la Ville de Roubaix par exemple. La moitié environ est financée par la Caisse d'allocations familiales.
Encadrement. Toutes les villes respectent la législation qui impose un animateur par tranche de 8 enfants de moins de 6 ans et un animateur par tranche de 12 enfants pour les plus de 6 ans. Forest se démarque en rehaussant légèrement ce ratio concernant les plus de 6 ans.
Dans un autre registre, Leers et Hem attribuent un animateur par enfant porteur de handicap (voir ci-contre) quand cela s'avère nécessaire. C'est aussi le cas à Roubaix.
Accueil des tout-petits. Dans la plupart des communes de l'agglomération, petites ou grandes, on accueille les enfants à partir de trois ans voire deux ans dans certains cas. Mais seulement sous certaines conditions : la scolarisation ou la propreté en tête. Il n'y a guère que dans les centres de loisirs municipaux de Roubaix qu'on ne puisse inscrire un enfant avant l'âge de six ans. Une situation historique qui s'explique par le maillage très important des associations et des centres sociaux dans les quartiers de la ville. Ce sont eux qui prennent en charge les tout-petits.
« Beaucoup de centres sociaux possèdent des haltes-garderies, ils ont donc l'agrément pour les moins de 6 ans », souligne Saty Olla, adjointe au maire déléguée à la jeunesse.
Les services proposés par les associations et les centres de loisirs ne s'arrêtent pas pour autant aux moins de six ans. Pour les plus grands, la ville de Roubaix veille à harmoniser ses tarifs avec les structures extra-municipales pour éviter toute concurrence déloyale.w