Roubaix

Pas si simple pour Francis Vercamer...

Publié le 24/04/2012 à 00h00

Le député-maire Nouveau centre de Hem n'a pas passé la meilleure soirée de sa vie dimanche. Sans le FN, la droite n'est pas majoritaire sur la circonscription qu'il souhaite conserver en juin prochain.

Pas si simple pour Francis Vercamer...
Le député-maire Nouveau centre de Hem n'a pas passé la meilleure soirée de sa vie dimanche. Sans le FN, la droite n'est pas majoritaire sur la circonscription qu'il souhaite conserver en juin prochain.


Son adversaire PS l'a bien noté...
Dans le camp de Francis Vercamer, on a encore en mémoire la soirée du 17 juin 2007. Jusqu'au bout, la victoire avait été incertaine. Le suspense devenait insoutenable alors qu'on attendait les résultats des derniers bureaux de vote. Au final, le député centriste allié de l'UMP n'avait sauvé son siège que pour 183 voix face à la socialiste Fanny Bullaert.
Va-t-on revivre le même final haletant en juin prochain ? Avec le nouveau découpage de la septième circonscription, débarrassée d'une grande partie de Roubaix mais renforcée de Croix et Wasquehal, on aurait parié que non il y a quelques mois. Pourtant, dimanche soir à la salle des fêtes de Hem, on a senti Francis Vercamer crispé, tandis qu'en mairie de Roubaix, sa nouvelle adversaire socialiste, Marjolaine Pierrat-Feraille, avait le sourire. Sur l'ensemble de la circonscription, Nicolas Sarkozy n'a que 2 000 voix d'avance sur François Hollande (soit 30,6 % pour le premier et 27 % pour le second). « La gauche est même majoritaire, affirme la candidate PS. Ça prouve que ce n'est pas parce qu'on redécoupe une circonscription qu'on peut redécouper le programme et le bilan de Nicolas Sarkozy. » Pour arriver à ce résultat, elle exclut de son calcul les 17,9 % obtenus par Marine Le Pen et les 9 % de François Bayrou. Il est donc encore un peu tôt pour crier victoire. Il faudra au moins attendre le second tour de la présidentielle pour voir comment s'effectuent les reports de voix dans les communes de la septième*. Puis prendre en compte deux paramètres : après 10 ans de mandat, Francis Vercamer bénéficiera de la fameuse « prime au sortant », et gagner la présidentielle ne veut pas forcément dire tout écraser lors des législatives. Francis Vercamer est bien placé pour en parler : en 2007, si l'écart était si faible entre lui et Fanny Bullaert, c'est bien parce que la vague bleue qu'il espérait ne s'est pas produite.w


Y.M.

(*) Roubaix-ouest, Croix, Wasquehal, Hem, Lys-lez-Lannoy, Lannoy, Leers, Toufflers.

Nord Éclair