Roubaix

Roubaix va-t-elle devenir la capitale du vélo ?

Publié le 07/04/2012 à 00h00

Demain, la course d'un jour la plus suivie au monde, mettra Roubaix en lumière. Mais toute l'année, la ville vit-elle au rythme du vélo ? Avec l'arrivée, fin mai, des stations V'Lille, ça va bouger.

Roubaix va-t-elle devenir la capitale du vélo ?
Demain, la course d'un jour la plus suivie au monde, mettra Roubaix en lumière. Mais toute l'année, la ville vit-elle au rythme du vélo ? Avec l'arrivée, fin mai, des stations V'Lille, ça va bouger.



DELPHINE TONNERRE
> delphinetonnerre@nordeclair.fr


Là, tout de suite on ne réalise pas vraiment, mais dans quelques mois, plus de 400 vélos rouges circuleront régulièrement en ville. C'est l'effet V'Lille, réclamé et attendu par la ville de Roubaix. Les Lillois se sont emparés de ces bicyclettes rouges accessibles au coin de la rue. Il leur en coûte 5 euros par mois ou 36 euros pour un an. Il faut d'abord s'inscrire, et verser un dépôt de garantie de 200 euros, qui sera utilisé en cas de dégradation, perte, vol ou non restitution du vélo.
Les Roubaisiens se plieront-ils à ce système ? Seront-ils aussi enjoués ? La Ville l'espère, qui a réclamé cette installation des stations V'Lille, un dispositif piloté par la communauté urbaine de Lille et géré par Transpole.
Une dizaine de stations sont en chantier, notamment du côté du conservatoire et aussi de la Grand-Place.
Le démarrage du V'Lille
à Roubaix reporté à fin mai Annoncé pour le 20 avril, le démarrage du V'Lille est en fait reporté à fin mai, pour des questions techniques d'aménagement des quinze premières stations. Quelques exemples : face à la gare de Roubaix, l'emplacement choisi n'a finalement pas pu être retenu car l'électricité n'était pas accessible à cet endroit. Quant à la station du parc de Barbieux, elle pose encore quelques soucis d'organisation. Le site est classé et les architectes des bâtiments de France doivent donner leur avis. En plus, la circulation des deux roues est interdite dans le parc. Il faut donc prévoir une station qui n'incite pas les cyclistes à transgresser cet interdit, mais les aiguille bien vers les voies de circulation.
Début juin, cinq autres stations seront mises en service. Puis en septembre, treize de plus. Les deux dernières stations, qui compléteront le maillage de 35 stations V'Lille, seront réalisées aux Trois ponts et à l'Union, lorsque ces deux quartiers auront fini leur transformation.
À raison de 10 à 15 vélos par stations, ce sont entre 400 et 500 vélos qui circuleront chaque jour en ville. « Ça va changer la circulation. On constate dans les grandes agglomérations qui ont adopté ce type de projet que ça booste globalement la circulation en vélo. Les autres usagers qui seraient tentés osent se lancer », explique Philippe Decottignies, à la direction du cadre de la vie de la ville de Roubaix, confiant dans cet effet de masse positif.
« Avec les 400 à 500 vélos de V'Lille qui vont circuler en ville, le rapport de forces va s'inverser. Les voitures vont devoir tenir compte des vélos. Car l'argument de l'insécurité des cyclistes est encore souvent avancé », estime Philippe Decottignies.
Le groupe vélo, mis en place il y a quelques années, avec des élus, l'association Droit a vélo, Parcogest etc... fonctionne toujours, mais plutôt une fois par an, parce que « naturellement, nous sommes amenés à nous voir plus régulièrement avec des sujets comme le V'Lille, les mentalités vont évoluer ». Il souligne aussi que dans le cadre du plan de déplacements urbains, le vélo est devenu plus qu'une mode, une obligation. La ville s'y est progressivement préparée. La moindre des choses pour ambitionner devenir la capitale du vélo.w

Nord Éclair