Les mamies font de la résistance...
Publié le jeudi 23 février 2012 à 06h00
Il y a de la mutinerie dans l'air dans les foyers logements de Beaumont et de Longchamp. Hier, deux adjointes et le directeur du CCAS ont été refoulés du premier par 70 retraités qui redoutent de se voir privés de leurs aides-soignantes de jour et exigent de rencontrer le maire dans les plus brefs délais.
Les footballeurs de Roubaix AFS ne sont plus désormais seuls à afficher leur mécontentement à l'égard de la Ville. Les retraités hébergés dans les foyers logements prennent à leur tour le maquis. Du jamais vu : hier, à 14 h, Marie-Geneviève Lecluse et Anne-Marie Gilman, adjointes au maire et Ludovic Fonck, directeur du CCAS se sont fait refouler du foyer de la rue de Beaumont par des résidants très remontés. Et si les représentants de la Ville ont été admis au foyer Longchamp, ils ont assez rapidement compris qu'ils n'y étaient pas les bienvenus.
À l'origine de cette fronde, un malentendu apparu au mois de juin lié au « forfait soins » qu'en dépit des rencontres, on n'est toujours pas parvenu à lever (voir ci dessous). Les résidants auraient souhaité que le maire se penche sur le problème et accepte d'entendre leurs doléances. Mais celui-ci ne semble pas vouloir se manifester.
Un contrat triennal
Une réunion des responsables municipaux avec le personnel des deux structures suivie d'une rencontre avec le conseil de vie sociale des deux établissements vendredi dernier a mis le feu aux poudres. Estimant que, sous couvert de faire des économies de personnel, ils se trouvent sacrifiés, les retraités ont conçu des slogans et confectionné des banderoles largement déployées dans le hall de Beaumont où quelque 70 résidants dont une dame de 97 ans étaient descendus.
Aux côtés d'Abdelkrim Abdesselam responsable CGT et de Marie-Hélène Marescaux, secrétaire de la FSU, organisations qui soutiennent le mouvement, Sabine Hasebroucq, résidante depuis trois ans, se fait l'interprète du mécontentement, affirme que la présence des aides soignantes est indispensable en journée, soutient que personnel et retraités sont victimes d'erreurs de calcul liées au coût de fonctionnement de l'EHPAD de la Potennerie.
Elle fait valoir que chacun des résidants a ratifié le 5 mai 2010 un contrat engageant le CCAS sur une série de prestations pour les trois ans à venir et met en avant le non respect de la parole donnée. Hier, les responsables municipaux n'ont pas pu rentrer. La prochaine fois, les retraités iront-ils jusqu'à la séquestration ?w



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