L'émouvant au revoir de Fanny Bullaert au conseil de quartier
Publié le jeudi 15 décembre 2011 à 06h00 - YOUENN MARTIN > youenn.martin@nordeclair.fr
Fanny Bullaert, très émue mardi soir, au moment de présider son dernier conseil des quartiers sud. Elle arrête la politique.
Mardi soir, la maire des quartiers sud présidait son dernier conseilde quartiers. Un moment émouvant, car Fanny Bullaert a fendu l'armure : « Je ne suis plus nécessairement à 300 % ».
La politique, ce ne sont pas que des calculs et des faux-semblants. Quand elle était encore une jeune adjointe en charge de grands dossiers d'urbanisme et à qui on prêtait beaucoup d'ambitions, Fanny Bullaert renvoyait l'image d'une apparatchik. Mardi soir, à l'heure de clore dix ans de carrière politique, il n'en était plus rien.
C'était son dernier conseil des quartiers sud et son départ, annoncé dès dimanche par Nord éclair, a éclipsé le reste de l'ordre du jour - la politique jeunesse, le pôle ressources Laënnec, la préparation des voeux. Tout le monde y est allé de son hommage, jusqu'aux conseillers de quartier les plus revendicatifs habituellement : « Bien qu'on ait eu parfois pas mal de divergences, je reconnais ton investissement dans les groupes de quartier et je veux te remercier pour les années passées avec toi. »
« Des moments difficiles »
Myriam Maerten, réélue au passage coprésidente, parle de sa « tristesse » et de son « amertume » de voir Fanny Bullaert « quitter la scène politique ». Pierre Dubois, premier adjoint et peut-être futur maire de Roubaix, n'hésite pas à évoquer « des moments plus difficiles, plus intenses, où nous nous sommes soutenus mutuellement ». « Dans une vie d'élu, dans une vie tout court, des moments comme ça sont importants », confie-t-il. Quels moments ? Ça leur appartient.
Difficile pour Fanny Bullaert de contenir toute son émotion. C'est vrai qu'en 2007, après sa campagne pour les élections législatives où elle a raté de peu la victoire au deuxième tour, son ascension politique a été stoppée. Et en 2008, en devenant adjointe en charge des quartiers sud, il lui a fallu découvrir une autre façon de faire de la politique. Moins de dossiers, plus de problèmes quotidiens.
« J'avoue avoir été un peu perplexe sur la façon dont on pouvait créer une dynamique participative au sein d'une mairie de quartier, avoue Fanny Bullaert. Mais ici, on touche au plus près la réalité de la vie. Avec ce qu'elle a de plus dur, parce qu'on est à Roubaix. Et on s'efforce modestement de construire des outils, une dynamique pour redonner le goût de la vie aux gens... » La voix se brise. Pas simple de tourner la page.
« Merci sincèrement, dit-elle aux conseillers de quartier. Ici, c'est pas les cénacles. C'est la vraie vie. Et c'est là que je me suis le plus éclatée. » Fanny Bullaert arrête pour des raisons personnelles. Ça aussi, ça lui appartient. « Je ne suis plus nécessairement dans les 300 % que j'ai pu donner et que je dois aux Roubaisiens », explique-t-elle seulement.
Pas encore de remplaçant
Omer Lesaffre la remplacera numériquement au conseil, mais le futur adjoint en charge de Roubaix-sud ne sera connu qu'en février ou mars. L'élue déléguée Jacqueline Deschamps assurera la transition. Les conseillers de quartiers aimeraient rapidement le savoir. Ce que résume une jeune femme sans détour : « Celui qui va arriver derrière toi, ça va être dur pour lui. T'es un vrai moteur. Ton départ, clairement, ça fait chier. »w


![[AUDIO] Immigration : France Terre d'Asile dénonce «l'inefficacité de l'inflation législative»](/mediastore/img/contenu/no_interview.jpg)



svp59 : Alain Souchon : Rétines et pupilles, Les garçons...
Max : La nouvelle de la soirée: "Gilles PARGNEAUX, 1er secrétaire...
Max : Il est facile-trop grosse la ficelle!-d'accuser...
Max : Beaucoup glosent sur le fait que Dominique BAERT, le Maire...