Le restaurateur Sébastien Hau a de l'or dans les mains
Publié le jeudi 03 novembre 2011 à 06h00
Après avoir roulé sa bosse et travailler le bois comme restaurateur dans plusieurs ateliers prestigieux en France et en Belgique, Sébastien Hau a aujourd'hui choisi de créer le sien.
AURÉLIE JOBARD > aurelie.jobard@nordeclair.fr
Petit, l'école ce n'était pas vraiment son truc. Sébastien Hau s'ennuyait et y trouvait très peu d'intérêt. « J'étais très fainéant. Mes parents ont alors décidé que j'irai à l'école technique à Mouscron. Là-bas, j'y ai appris la menuiserie et l'ébénisterie. » Coup de chance, Sébastien Hau accroche et devient même ambitieux. Le jeune homme s'inscrit à l'école Saint-Luc à Tournai pour y approfondir ses connaissances : « Cela m'a permis de travailler sur les époques et les styles de meubles. J'ai également appris à dessiner durant la formation en architecture d'intérieur. Cela m'a en fait beaucoup apporté. Je me suis vraiment ouvert. » Cette période d'apprentissage terminée, voilà le jeune restaurateur sur le marché : « J'ai commencé à Bruxelles dans un atelier de restauration de meubles anciens de style Louis XV, XVI ou encore Napoléon III. » Depuis ? Il y a eu la Belgique chez les Trouvères mais aussi chez Paul De Grande à Bruges ou encore la France à Bondues chez Olivier Leroy.
Après avoir roulé sa bosse, le Wasquehalien Sébastien Hau a aujourd'hui choisi de s'installer à son compte. Le restaurateur travaille toujours avec autant de génie et de talent les bois nobles. Respectant bec et ongles leur histoire en utilisant des matériaux spéciaux : « J'emploie des colles de poissons par exemple. Elles sont réversibles et n'abîment pas la santé. En marqueterie, je travaille aussi avec des écailles de tortues, de la nacre ou de l'ivoire. » Sébastien Hau s'inspire également de ses aînés. On citera le maître-ébéniste français, André-Charles Boulle.
Le restaurateur wasquehalien tente aujourd'hui de faire perdurer l'art. Pas si facile : « Il y a 20 ans, les Américains étaient fous de ça.
Aujourd'hui la crise est passée par là et trouver des clients est de plus en plus difficile. » Mais Sébastien Hau ne s'arrête pas à cela. Et continue d'y croire. Le courage et la patience, il connaît. Il lui arrive parfois de passer jusqu'à 225 heures sur une pièce. Le prix du « respect de la déontologie de la profession des restaurateurs ».w



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