René Vandierendonck : la trajectoire Diligent ?
Publié le lundi 26 septembre 2011 à 06h00
Plus d'une décennie après André Diligent, son mentor en politique, René Vandierendonck,le maire, devient sénateur. Il nous a livré ses impressions de campagne, expliqué commentil imagine son action au palais du Luxembourg et s'est exprimé concernantsa succession en mairie de Roubaix.
Les élections sénatoriales ne se déroulant pas au suffrage universel peut-on en conclure que pour les candidats la campagne est relax ?
>> Pas du tout. Notre campagne, ça a été 3 500 km parcourus dans l'ensemble des territoires du département, une douzaine de réunions avec les maires et les grands électeurs dont quatre dans la métropole. On leur fixait rendez-vous à midi. Durant deux heures, on les écoutait. Suivaient des réunions thématiques jusqu'à 18-19 h. On ne s'adressait pas seulement à des gens de notre bord et je dois dire que ces rencontres ont été on ne peut plus instructives. Après de tels contacts, on comprend mieux les enjeux des territoires, les obstacles à la décentralisation. Je dois reconnaître que le maire de Frelinghien est un expert des friches industrielles formé sur le tas. Il a énormément d'idées en ce domaine. Celui d'Estrun est intarissable quand il parle des difficultés rencontrées pour l'aménagement de son terrain de foot.
Les mentalités de ces élus locaux ont évolué ?
>> Énormément. J'avais participé à la précédente campagne des sénatoriales il y a dix ans. Je me rends compte que la réflexion a mûri. La réforme des collectivités territoriales heurte beaucoup de maires, quel que soit leur parti. Ils se sentent stigmatisés comme fauteurs de dépenses. Beaucoup se sentent isolés et ce sentiment dépasse les clivages politiques.
Ils ne sont pas contre les intercomunalités mais seulement à condition que celles-ci établissent un cadre de compétences clair et qu'eux mêmes demeurent des coproducteurs de projets.
C'est ce que vous défendrez au Sénat ?
Le Sénat, je l'ai découvert grâce à André Diligent. C'est la chambre des collectivités territoriales par excellence mais c'est aussi l'organe de défense des libertés publiques. Quand j'y suis entré pour la première fois, j'ai trouvé que ça m'allait très bien. Et puis je pense avoir quelques compétences en matière d'aménagement du territoire qu'il soit urbain ou rural. Je remercie ceux qui m'ont fait confiance : André Diligent qui m'a mis le pied à l'étrier, Pierre Mauroy qui à la communauté urbaine m'a chargé du contrat d'agglomération, Daniel Percheron qui à la Région m'a chargé de l'aménagement du territoire. Sans oublier Martine Aubry et bien sûr Michel Delebarre. Il a été un meneur de campagne hors pair. Il a voulu que cette campagne soit celle de la proximité et du concret. Il vieillit bien, le camarade Delebarre.
Lors d'une récente conférence de presse, Max-André Pick soulignait que si vous êtes élu cinquième sur la liste de gauche, Roubaix est tout de même la deuxième ville de la Région. Il estimait qu'une fois de plus, celle-ci se trouve dévalorisée...
>> Je ne suis pas de cet avis. La liste a été constituée en fonction de territoires et non en fonction de villes. Il aurait été anormal que le Douaisis et le sud du département n'aient aucun sénateur. Sur les 5 600 grands électeurs, 40 % sont de la métropole lilloise. Au départ, nous devions être deux susceptibles de les représenter : Audrey Linkelheld et moi. L'équilibre d'une liste ça ne s'établit pas seulement selon des règles arithmétiques. Je trouve que celle-ci est beaucoup plus celle du rassemblement que celle de Pierre Mauroy il y a dix ans.
L'an dernier, vous aviez affirmé qu'en cas d'élection vous démissionneriez de votre mandat de maire ? Votre position a-t-elle varié ?
>> Pas du tout. Élu, je me démettrai de mon mandat de conseiller régional puis de celui de maire. La convention du Parti socialiste en juin a été claire là-dessus : les nouveaux sénateurs ont jusqu'à septembre 2012 pour se défaire d'autres mandats. Je suis au service de Roubaix depuis 30 ans, comme collaborateur d'André Diligent puis comme élu. Cette ville m'a tout donné. Mais un mandat de maire, c'est un CDD. Je n'abandonne pas Roubaix. J'envisage de la servir comme conseiller municipal délégué et comme conseiller communautaire.
Et votre successeur pour la fin du mandat ? Vous voyez toujours Pierre Dubois ?
>> Il y aura des réunions, des discussions. S'il est normal que la section socialiste s'exprime, il faut considérer que le maire est aussi l'animateur d'une équipe municipale qui comporte d'autres sensibilités politiques. J'aurai sans doute mon mot à dire et à titre personnel, sans ambiguïté, je soutiendrai Pierre Dubois.w



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QUID : Z. L'KASSIMI DAHMANI n'a rien à dire...On a le profil...
QUID : Tout cela c'est bien beau, mais que fera Z.L' Kassimi...
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