Hélène rempile pour un an aux Philippines
Publié le vendredi 19 août 2011 à 06h00 - YOUENN MARTIN > youenn.martin@nordeclair.fr
Jeune Roubaisienne de 25 ans, Hélène Delangue est partie durant un an aux Philippinesen tant que volontaire de l'association Enfants du Mékong. Une expérience forte qu'ellea souhaité prolonger un an de plus. De passage à Roubaix, elle raconte.
Elle a eu un choc en arrivant à Manille. Elle en a eu un autre en revenant à Roubaix il y a quelques jours. Hélène avait pris l'habitude de sourire dans la rue, comme le font tous les Philippins. Ici, c'est visage fermé, chacun dans sa bulle.
Hélène Delangue a eu droit à trois semaines de pause dans sa mission de volontariat. L'occasion de revoir la famille, de se reposer après une année très intense. Il faut croire qu'elle a la bougeotte : elle est déjà repartie aux Journées mondiales de la jeunesse, en Espagne. Durant les quelques jours qu'elle a passés à Roubaix, elle a accepté de raconter son expérience.
« J'ai fini mes études en commerce international en 2009. Je commençais à chercher du travail quand des amis de mes parents m'ont parlé d'Enfants du Mékong, explique-t-elle. Je pensais au volontariat depuis longtemps. Je me suis dit que c'était le bon moment pour partir. » Pas encore 25 ans, rien qui la retienne en France... Hélène a envoyé sa candidature à l'association.
Saut dans l'inconnu
Elle n'a pas rempli la case des voeux de destinations possibles. Quitte à se lancer dans l'inconnu, autant laisser faire le hasard. Ce sera les Philippines, un poste de coordinatrice du programme de parrainage sur les îles du Visayas (lire encadré). En octobre dernier, après une semaine de formation pour connaître l'histoire de ce pays longtemps colonisé par les Espagnols, vendu aux Américains, occupé par le Japon avant sa libération et son indépendance en 1946, elle atterrissait à Manille.
Elle découvre une capitale « tentaculaire, polluée, surpeuplée », avant de rejoindre l'île de Cebu où son poste est basé.
Il faut se faire à la chaleur humide, aux multiples dialectes de cet archipel de 7 000 et quelques îles. « Pauvreté et richesse extrêmes sont mêlées, ce contraste n'est pas forcément facile à accepter. Mais on découvre aussi des gens très ouverts, très accueillants, très spontanés, qui sourient et qui rient beaucoup. » Les débuts ne sont pas faciles. « Il faut se repérer dans un environnement totalement différent tout en étant apte au travail. » Après vient la phase d'émerveillement face un peuple qui aurait toutes les raisons de sombrer dans la dépression mais accepte les épreuves de la vie avec le sourire. « On a l'impression qu'il y a deux mondes parallèles sur la même planète. » Puis on apprend à relativiser. Hélène avoue même qu'elle ne regarde plus systématiquement les vieux blancs qui tournent autour des jeunes Asiatiques comme « de gros pervers ».
En un an de volontariat, la Roubaisienne a rencontré des situations particulièrement difficile, vu des injustices, la corruption. Mais aussi beaucoup d'entraide, de solidarité. Elle aurait pu arrêter là sa mission mais elle a souhaité rempiler pour une autre année. « En un an, on sait ce qu'il y à faire, on commence à être bien dans les relations avec les partenaires locaux. Arrêter aurait eu un goût d'inachevé. » Et ensuite ? Elle dit qu'elle a bien le temps d'y penser. « À chaque jour suffit sa peine. »w



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BISMARK59 : C'est classique pour tous les partis. On doit suivre...
QUID : Z. L'KASSIMI DAHMANI n'a rien à dire...On a le profil...
QUID : Tout cela c'est bien beau, mais que fera Z.L' Kassimi...
citospopulos : Depuis plusieurs années Mr TARDY occupe des responsabilités...