La LPA rénove sa façade pour attirer la foule
Publié le jeudi 04 août 2011 à 06h00
Pendant deux semaines, neuf jeunes venus des quatre coins du monde via l'organisme Jeunesse et reconstruction, s'attellent à restaurer la façade du refuge. Un artiste viendra par la suite réaliser une fresque. À l'intérieur, en revanche, le toit menace to
La Ligue protectrice des animaux a fait appel à un organisme de chantier international pour réaliser des travaux de réfection de sa façade. Elle espère avoir ainsi une meilleure visibilité et attirer plus d'adoptants, car cette année, les chiffres sont à la baisse.
HEDWIGE HORNOY > roubaix@nordeclair.fr
Dire que le refuge de la LPA a besoin d'un coup de jeune serait un euphémisme. Avec ses toits qui manquent de s'effondrer, les fuites qui en découlent à la première pluie, les boiseries qui s'effritent... Le bâtiment n'a même plus lieu d'être. « C'est à ce point vétuste que les gens pensent que nous sommes fermés. Du coup, on a une très forte baisse de la fréquentation et des adoptions. » Faute de mieux, la directrice du refuge, Dominique Dupont, a décidé de donner un coup de fraîcheur à la façade. « On a fait appel à un organisme de chantier international : Jeunesse et reconstruction. » Depuis lundi et pendant deux semaines, deux Coréennes, deux Espagnoles, deux Ukrainiens, une Allemande et deux Françaises s'attellent à gratter, poncer et repeindre la façade. Passés les premiers jours d'adaptation, Philippe, responsable technique du refuge, se dit ravi. « On voit qu'ils ont envie de bien faire, même s'ils n'avaient jamais peint avant. » Et bien qu'ils aient fait connaissance il y a seulement quelques jours, la bonne humeur est de mise. « Ceux qui viennent dans ce genre de chantier cherchent avant tout à rencontrer d'autres jeunes, à découvrir un pays et ses habitants », témoigne Sarah, l'animatrice du groupe. Léa, 17 ans, assure avoir choisi ce chantier également parce qu'elle est « sensible à la cause animale ».
Dominique Dupont aimerait que les élus soient un peu plus sensibles à cette cause. « La fourrière est une obligation légale », rappelle la directrice du refuge. Et de citer l'exemple de certaines villes du Sud où les chiens errants s'attaquent à la population. « Avec les chiens de catégorie qu'on a dans la région, si on ne veut pas un drame, il faut considérer la question du refuge comme une urgence. » Car si la SEM, propriétaire des lieux, ne menace plus d'expulsion, Dominique Dupont craint que le prochain hiver n'ait raison des efforts des bénévoles. « On a peur que la toiture ne tienne pas avec la neige, il y a des fuites partout, pour l'isolation, on trouve des solutions de fortune... » Mais ça ne suffit pas. Pour la énième fois, elle a donc interpellé Lille métropole communauté urbaine et lui a adressé deux requêtes : trouver rapidement un autre terrain sur l'une des 81 communes où intervient la LPA, et effectuer des travaux pour tenir encore au moins cinq ans. Et la directrice de justifier la seconde requête : « Pour un refuge, comme il s'agit d'une structure classée, il faut compter cinq ans entre le choix du terrain et le moment où l'on peut emménager. » En attendant donc, la LPA se redonne un coup de jeune. « Un artiste va peindre une fresque sur la façade », précise le responsable technique du refuge. Une bénévole lilloise viendra en septembre réaménager l'accueil. Espérons que cela suffira à attirer les foules pour adopter les chiens et chats qui arrivent chaque jour au refuge.w


![[AUDIO] Immigration : France Terre d'Asile dénonce «l'inefficacité de l'inflation législative»](/mediastore/img/contenu/no_interview.jpg)



BISMARK59 : C'est classique pour tous les partis. On doit suivre...
QUID : Z. L'KASSIMI DAHMANI n'a rien à dire...On a le profil...
QUID : Tout cela c'est bien beau, mais que fera Z.L' Kassimi...
citospopulos : Depuis plusieurs années Mr TARDY occupe des responsabilités...