L'école de danse en sursis ?
Publié le mardi 08 mars 2011 à 06h00
L'école de danse du CCN est devenue une référence. Ici à la Manufacture des Flandres Photo archives Nord éclair
Le maire y avait fait allusion lors de la dernière réunion du conseil municipal. Sans susciter la moindre réaction. Pour des raisons budgétaires, il est question de fusionner l'école de danse du centre chorégraphique national de Roubaix, créée en 1985, avec la section danse du conservatoire.
C'est un sujet assez explosif. En 2002 déjà quand il avait été question de la disparition de la classe pré-professionnelle, les parents d'élèves de l'école de danse, adjointe au Ballet du Nord en 1985 par Alfonso Cata, étaient montés au créneau en redoutant que cette disparition ne soit le prélude à la dissolution de l'ensemble de la structure dans un vague schéma régional de l'enseignement de la danse.
L'école a pu être sauvée mais elle semble aujourd'hui en sursis. C'est du moins ce qu'a laissé entendre René Vandierendonck le 17 février devant le conseil municipal. Si le maire avait pensé susciter un débat, il en aura été pour ses frais : aucune réaction chez les élus même de la part de ceux qui se piquent d'être spécialistes de la politique culturelle. « Je pense que le maire a lâché une sorte de ballon d'essai en mettant le doigt sur les difficultés de l'école de danse. Et il a eu raison », estime l'adjoint Jean-François Boudailliez absent du conseil ce soir-là.
Une solution avant 2014
Le problème essentiel de l'école de danse c'est, dans un contexte de rigueur budgétaire, son coût. Dans le cadre du budget 2011, 346 000 euros de subventions municipales ont été alloués au CCN. Une dotation globale qui comprend, les frais de fonctionnement de la structure, l'activité créative et l'école.
« On est encore dans le flou, il va falloir réfléchir et assez rapidement. On y travaille actuellement avec la Direction régionale des affaires culturelles. Le mandat de Carolyn Carlson a été reconduit jusqu'en 2014. Il faudrait que nous aboutissions à une solution et que la situation de l'école soit pleinement clarifiée pour cette date », estime Jean-François Boudailliez.
Selon lui, même si son enseignement est excellent, l'école est handicapée par un statut bancal. « Si c'était une mauvaise école, on n'aurait aucun regret de la voir disparaître. Mais il faut reconnaître qu'elle n'a aucune légitimité : un CCN n'a pas vocation à faire de la formation mais de la création. Peu à peu, le coût de fonctionnement de l'école paralyse le CCN. Et comme c'est une école sans statut, elle ne peut proposer de formation diplômante. On a en outre l'impression que tout en reconnaissant le travail de Pascal Minam-Borier, l'État ne serait pas mécontent de se retirer. » w
Quelle solution pour l'école de danse ? La détacher du CCN pour la rattacher juridiquement au conservatoire quitte à renoncer à la section danse de celui-ci ? C'est la solution préconisée par le maire. Réalisable ? «Je ne suis pas pressé ! J'adore Carolyn Carlson », assure René Vandierendonck qui dit apprécier également le travail de Pascal Minam-Borier, grâce auquel l'école de danse du CCN dispose d'une renommée nationale. Considérant qu'il n'est plus possible à la Ville, via le CCN, de financer une structure de formation non habilitée à délivrer des diplômes, René Vandierendonck évoque l'éventualité de rattacher l'école au Conservatoire. Bien sûr, il y existe déjà une section de danse mais le niveau n'est pas le même et le maire semble prêt à sacrifier la section à l'école. « Après tout, à Tourcoing, on est parvenu à une osmose de ce type entre le conservatoire et le théâtre ». Ce n'est encore qu'une piste à explorer. Jean-François Boudailliez se montre toutefois perplexe. Il est conscient des problèmes qui risquent d'apparaître. Notamment au niveau des tarifs : l'enseignement de la danse coûte cher et en dépit d'un montant somme toute élevé, les scolarités à l'école du CCN ne parvenaient pas à équilibrer son budget. Peut-on imposer un même montant de scolarité dans un conservatoire et sinon peut-on garantir la même qualité de l'enseignement ? Se pose aussi le problème du directeur pédagogique, Pascal Minam-Borier qui au niveau statutaire, se trouverait rétrogradé en cas de fusion. « La solution ce pourrait être le transfert de l'école à la Communauté urbaine. Mais c'est dangereux », estime M. Boudailliez. « J'imagine déjà les réactions dans les autres communes. Notamment à Tourcoing où c'est la Ville qui couvre l'essentiel du financement de l'École régionale supérieure d'expression plastique. »w


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BISMARK59 : C'est classique pour tous les partis. On doit suivre...
QUID : Z. L'KASSIMI DAHMANI n'a rien à dire...On a le profil...
QUID : Tout cela c'est bien beau, mais que fera Z.L' Kassimi...
citospopulos : Depuis plusieurs années Mr TARDY occupe des responsabilités...