Vous êtes ici : Accueil > Locales > Roubaix

ROUBAIX / L'INVITÉ DE LA SEMAINE

Gauthier Watrelot, patron d'Happychic

Gauthier Watrelot, 47 ans, est le directeur général du groupe Happychic, qui appartient à la dynastie Mulliez. Gauthier Watrelot, 47 ans, est le directeur général du groupe Happychic, qui appartient à la dynastie Mulliez.

Ce mardi, le groupe Happychic, qui rassemble des marques Jules, Brice et Bizzbee, inaugure son nouveau siège social, avenue Motte. Un investissement de 11 millions d'euros à Roubaix. Et pourtant, faute de transports publics suffisants, l'entreprise avait envisagé de déménager...



DELPHINE TONNERRE > delphine.tonnerre@nordeclair.fr

Quel a été votre parcours avant d'occuper le poste de directeur général du groupe Happychic ?


>> Je suis originaire de la région, comme mon nom l'indique. Je suis entré ici en 1992 à l'époque de Camaïeu homme. Je me suis ensuite occupé de la direction régionale, puis je suis passé à la centrale d'achats. J'ai pendant dix ans été directeur de Jules. Le groupe Happychic regroupe trois marques : Jules, pour les jeunes adultes de 25-30 ans, Brice pour les quadras, et Bizzbee pour les jeunes. C'est la seule marque mixte, les deux autres étant uniquement masculines. Le positionnement de Bizzbee, c'est de s'adresser aux ados qui aiment les marques mais qui n'ont pas forcément le budget pour. On veut leur plaire autant mais avec des prix moins élevés, et représenter pour eux une alternative crédible.

L'enseigne Brice a rejoint le groupe en 2010. Tous les salariés de cette société basée au Mans n'ont pas souhaité venir à Roubaix. Pour quelles raisons ?
>> Sur 104 personnes, les deux tiers ont souhaité rester dans la Sarthe, c'est vrai. Ça nous a surpris et même déçu. En même temps, changer de région est parfois compliqué pour une famille. Les conditions du plan étaient aussi très avantageuses pour eux... Mais choisir de rester au Mans, où il n'y a rien dans le domaine de la mode, et refuser de venir à Roubaix était un pari risqué. La quasi-totalité a retrouvé un emploi, comme quoi quand on veut, on peut. Et nous avions du coup embauché ici à Roubaix, poste pour poste, pour les remplacer.

Quelles sont les évolutions espérées pour chacune de ces trois marques ?
>> Nous avons encore un fort potentiel de développement. Jules a 362 magasins et va continuer d'en ouvrir, notamment à l'étranger, en Espagne, en Italie, en Belgique et dans les pays du Golfe. Un premier magasin vient d'ouvrir en Géorgie. Brice a 225 magasins et va également encore grandir. Quant à Bizzbee, c'est une enseigne encore toute jeune, elle a été créée en 2006. Il y a 25 boutiques seulement et beaucoup de choses à créer.

Vous parlez de développement. Allez-vous créer de l'emploi ?
>> Oui, de l'ordre de 250 embauches en 2011 avec l'ouverture de nos nouveaux magasins et le développement de nos services. On pourrait créer beaucoup plus d'emplois si la fiscalité était moins écrasante.
C'est pour nous un sujet de préoccupation majeur : on sait que cette année, la pression fiscale sur notre groupe va augmenter de 10%, soit autant que l'an dernier ! C'est énorme et ça freine les embauches. Pour le moment, il y a 1650 salariés chez Jules, 1300 chez Brice et 175 chez Bizzbee. Il faut y ajouter la logistique, soit 285 personnes sur les sites de Hem, Wattrelos et du Mans, plus 175 personnes pour Happychic services.

Combien de personnes travaillent au siège ?
>> Nous sommes 310 sur le site de l'avenue Motte. Il fallait donc agrandir le siège historique. Il n'était plus très cohérent d'avoir un entrepôt en pleine ville, avec beaucoup de poids lourds. On a fait le choix de mettre le parking en sous-sol, pour avoir un espace vert, une terrasse en bois pour le nouveau restaurant d'entreprise, de la pelouse autour de la crèche Rigolo comme la vie...

Etait-il évident que le développement se ferait à Roubaix ?
>> Pas vraiment. On a même clairement failli partir, par exemple à la Pilaterie. Le gros problème ici, c'est le manque de transports en commun : pas de métro, pas de tramway. Pour venir de Lille, un salarié prend le métro, puis un ou deux bus. Résultat : une heure de trajet en moyenne, c'est beaucoup trop. Essayez de venir de la gare de Roubaix jusqu'ici par les transports en commun... vous opterez comme la plupart de nos visiteurs pour le taxi. En même temps, la ville avait fait d'énormes efforts pour faire venir Camaïeu, et elle est dynamique malgré les difficultés. On espère juste que cette question des transports va se régler.w


Réagir à l'article

Tous les champs sont obligatoires.

Pas encore inscrit ?

Infos locales

Dessin du jour

Cannes 2012 "Cannes 2012"

Cinéma

Grand soir, grands rires et standing ovation Grand soir, grands rires et standing ovation

Sur la Croisette, ils détonnent beaucoup. Pourtant ils ont tous déjà été invités par Frémaux et Jacob, individuellement. Mais cette fois l'équipe du « Grand Soir » est au complet : Gustave Kervern et Benoît Delépine, réalisateurs, et Albert Dupontel et Benoît Poelvoorde, acteurs.

les lecteurs
  • Note actuelle 3.25/4

Les autres sorties

Une journée de compétition entre le whisky et les flingues

Toujours à l'affiche

Restos

 Les meilleures recettes de nos chefs Les meilleures recettes de nos chefs

Les jeunes chefs de l'Athénée (B.) nous ont livré quelques-uns de leurs secrets : voici pour vous les recettes des meilleurs plats de fête qui ont bousculé nos papilles. A vos fourneaux!

Les autres restos...