À quoi ressemblera Roubaix dans 10 ans ?
Publié le samedi 08 janvier 2011 à 06h00
Au-delà de l'ANRU, la transformation de Roubaix attend elle aussi son redoux. Et si l'Union (ci-contre), les «rives» de la voie SNCF (ci-dessus), les boucles du canal (ci-dessous) constituaient les leviers de la reconquête urbaine, les hirondelles faisant
À Roubaix, si on n'a pas de sel pour le verglas du lendemain, ce ne sont pas les idées qui manquent pour les aménagements futurs. La Ville a établi un scénario de développement pour la décennie à venir. Bonne année 2021 !
On le dit souvent : gouverner c'est prévoir. D'où le souci d'échafauder des stratégies cohérentes pour le moyen et le long terme. Quitte dans ce calcul des probabilités, à faire l'impasse sur certains paramètres : dans vingt ans, où en sera le chômage à Roubaix, quel sera le revenu moyen de la population, quel type d'entreprise trouvera-t-on à Roubaix ? Les dégradations, l'insalubrité de certains quartiers sont souvent liés à la situation sociale de ses habitants.
Simples plans sur la comète ? Ces dernières années, les urbanistes ont débordé d'imagination pour imaginer la ville future. Le projet de rénovation urbaine signé le 23 novembre 2007 pour six ans a ainsi été le déclencheur de cinq études : en premier lieu, une étude de définition du plan de référence urbain et quatre missions de maîtrise d'oeuvre (une pour les Trois-Ponts et trois pour les quartiers anciens).
L'étude globale de définition du plan de référence confiée à l'agence Panerai Petermüller / Empreinte / BL associés / GRECAM, conduite de 2006 à 2008, est le document cadre qui oriente la stratégie de transformation urbaine pour les vingt années à venir. En octobre 2009 et ce pour trois ans, Dominique Petermüller était missionné comme urbaniste en chef de la Ville. Mixité sociale, rééquilibrage des quartiers, telles sont les ambitions affichées dans le scénario de développement. Pour y parvenir, la Ville veut pouvoir maîtriser 53% de la production nouvelle de logements au travers de produits aidés, locatifs ou en accession.
Actuellement, cette part de logements aidés ne représente que 45% alors que 86% des Roubaisiens sont éligibles au parc aidé et 61% aux logements les plus sociaux. La production de 500 logements par an, c'est le minimum pour renouveler le parc. Or actuellement, 770 logements par an sur six ans se trouvent programmés. La Ville peut donc envisager une augmentation de la population de l'ordre de 0,65%.
La mission de maîtrise d'oeuvre urbaine des Trois-Ponts (agence De Alzua / Empreinte) qui s'achèvera en 2012, s'appuie, comme nous l'avons souvent indiqué, sur la démolition de 799 logements et la reconstruction de 262 logements répartis sur 14 îlots.
Des quartiers repensés
Pour les quartiers Nord (groupement Pattou / Leblanc-Venacque paysagistes / Tribu) ce sont essentiellement les îlots Nouveau-Monde / Beuque, Nollet / Daubenton, Nadaud / Chaptal, SGAP / Wenderbecq et Masurel qui se trouvent ciblés, l'enjeu étant la valorisation de la bande du canal.
Côté ouest (Agence Jean-Paul Philippon / Paysages) sont particulièrement visés les îlots Watt, Soubise, Crouy, Espérance, Musée et Conservatoire, la Ville entendant privilégier la trame verte et les espaces publics.
À l'est (où planche l'équipe Treuttel, Garcias & Treuttel) les îlots Molière, Lannes / d'Estaing, Potennerie, Teinturerie du Pile, Place Carnot, Boileau / Neuve-Racine, Lehouck sont directement concernés avec le souci de créer des espaces verts de proximité, d'ouvrir le quartier en direction du canal, d'insérer de nouveaux programmes de logements.
Mais Pierre Dubois, adjoint à l'urbanisme, et Xavier Morin, directeur de l'aménagement, laissent entendre que d'autres études sont sur le point de démarrer.
Le Cul de Four et le Carihem / Sartel / Entrepont vont ainsi faire l'objet d'investigations approfondies sous l'égide de Lille Métropole Communauté Urbaine.
Une autre étude, à un niveau intercommunal celle-là, concernera le secteur Épeule / Saint-Pierre.
Mais sans attendre 2021, le premier adjoint attache beaucoup d'importance à la date du 17 janvier. Ce jour-là sera en effet signée une convention avec le programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRCAD)concernant le Pile : une centaine de logements à démolir, 230 à réhabiliter. Il y a donc une vie après l'ANRU !w


![[AUDIO] Immigration : France Terre d'Asile dénonce «l'inefficacité de l'inflation législative»](/mediastore/img/contenu/no_interview.jpg)



BISMARK59 : C'est classique pour tous les partis. On doit suivre...
QUID : Z. L'KASSIMI DAHMANI n'a rien à dire...On a le profil...
QUID : Tout cela c'est bien beau, mais que fera Z.L' Kassimi...
citospopulos : Depuis plusieurs années Mr TARDY occupe des responsabilités...