Roubaix

Un ukulele pour chasser les fantômes

Publié le 10/10/2010 à 00h00

Il fallait s'y attendre ! Depuis qu'on vante aux touristes ses beautés, un musicien canadien a jeté son dévolu sur le cimetière de Roubaix. Le résultat ? Un clip un peu déjanté visible sur YouTube où notre homme joue de l'ukulele.

Un ukulele pour chasser les fantômes
Il fallait s'y attendre ! Depuis qu'on vante aux touristes ses beautés, un musicien canadien a jeté son dévolu sur le cimetière de Roubaix. Le résultat ? Un clip un peu déjanté visible sur YouTube où notre homme joue de l'ukulele.


Autant vous le dire tout de suite. Pour ce qui est de l'ukulele, on préfère nettement Marilyn Monroe dans Certains l'aiment chaud que Peter Forrest dans Au cimetière de Roubaix. Le clip du second ressemble davantage à la performance d'un blogueur un peu déjanté en quête de notoriété internautique qu'à une réelle prouesse musicale.
On ne sait pas grand chose de Peter Forrest. Il nous explique sur son blog consacré à sa brillante carrière d'ukuleléiste international (où il se fait appeler Petey Houdini) qu'il est Canadien, qu'il vient d'Ottawa et qu'il a découvert l'ukulele, une sorte de petite mandoline venue d'Hawaï en octobre 2006.
Depuis Forrest - à l'instar de Forrest Gump - court le monde. Pas trop compliqué: l'ukulele dans les vols internationaux, à la différence de la contrebasse, ne donne pas lieu à un supplément de bagage. Suffisamment discret l'instrument peut aussi être introduit dans les lieux les plus inattendus. Comme le cimetière de Roubaix.



Des références à Schumann
et Schubert

Après avoir sévi à Lille, à Calais, sur le ferry traversant le Channel, Forrest a donc décidé d'aller taquiner la muse et son ukulele dans notre nécropole et plus précisément à l'ombre de ces belles concessions perpétuelles que le monde entier nous envie.
Poète prends ton luth... Pour notre part, la romance de celui qui se fait appeler le Canadien errant ne nous a pas vraiment emballé. Des paroles assez mièvres, une interprétation disons banale (pour être gentil). On doute que le blues un peu funèbre du sieur Forrest gravisse les sommets du hit-parade si par hasard il se trouve une maison de production qui accepte de courir le risque d'un CD.
Heureusement tout de même que le compositeur nous indique que sa chanson est partiellement basée sur une mélodie de Schumann Gens et pays étrangers et une autre de Schubert Sur le fleuve. On ne s'en était même pas rendu compte.
En tout cas rassurez-vous : Peter Forrest, s'il est tombé en arrêt sur un chat qui se cachait dans l'une des chapelles de concession, n'a rencontré aucun fantôme au cimetière. Au moins cela dissuadera peut-être quelques vidéastes en mal de sensations fortes d'y tourner pour halloween un remake de La nuit des morts vivants. Après le clip du Canadien à l'ukulele, celui d'un Australien au didgeridoo ou d'un Savoyard au cor des Alpes ?
Rien n'arrête plus internet. Pas même la mort.w Clip visible sur www.youtube.com/watch?v-sh0s-yJchSk.

Nord Éclair