Roubaix

Explication de texte sur les logements insalubres, indécents ou indignes

Publié le 27/06/2010 à 00h00

Jeudi, la Solidarité avait invité Claude Dujardin, directeur du service d'hygiène de la Ville, pour une explication de texte sur les logements dits insalubres, indécents ou indignes. Les cas particuliers sont vite remontés à la surface.

Explication de texte sur les logements insalubres, indécents ou indignes
Jeudi, la Solidarité avait invité Claude Dujardin, directeur du service d'hygiène de la Ville, pour une explication de texte sur les logements dits insalubres, indécents ou indignes. Les cas particuliers sont vite remontés à la surface.



L'exercice n'avait rien de très simple. Claude Dujardin a d'ailleurs dû s'adapter à son auditoire et remballer ses documents un peu trop techniques pour expliquer au public de la Solidarité les procédures complexes en cas de problème d'hygiène dans les logements. Le directeur du service hygiène de la Ville a tenté d'être le plus concis et le plus clair possible. Dans l'assistance, évidemment, le quotidien des locataires présents prend vite le dessus sur les explications. Problèmes de fissures, humidité, etc. « Ma maison est en péril », estime une locataire. Claude Dujardin rectifie. Son objectif est d'expliquer le rôle du service d'hygiène de la Ville, ses prérogatives et jusqu'où il peut intervenir. Il existe trois catégories d'habitat à problème : l'indigne, l'insalubre et l'indécent. « L'indigne c'est lorsque la maison est en péril c'est-à-dire sur le point de s'effondrer. D'après ce que vous me raconter, vous n'en êtes pas là », explique le directeur du service d'hygiène de la Ville. Selon que l'habitat se classe dans l'une ou l'autre des catégories, la procédure d'intervention est différente.
Un logement insalubre est un logement sur lequel est engagée une procédure administrative qui conduit à un arrêté d'insalubrité pris par le préfet. Une procédure de six à huit mois est nécessaire avant que ne soit pris un tel arrêté.


« Plusieurs inspecteurs d'hygiène interviennent sur la Ville. Notre but est que les habitants vivent dans des maisons décentes où ils se sentent bien physiquement et psychologiquement... pour pouvoir recevoir par exemple », précise M. Dujardin.
Un sujet sensible qui tire une larme à l'une des locataires présentes, « mes enfants ont honte de leur maison. Ils sont en classe européenne et ont des amis mais ne veulent jamais les recevoir. » Entre la théorie et la pratique, pas facile de trouver une solution. La réunion aura au moins permis à cette habitante d'avoir un rendez-vous avec le directeur du service d'hygiène.
« Nos inspecteurs font leur boulot sur le terrain. Le problème est de bien définir l'état du logement. De là, découleront les démarches à suivre », conclut M. Dujardin.w
D.P.

Nord Éclair