Avec FéFé, l'AFEV du samedi soir...
Publié le dimanche 23 mai 2010 à 06h00
Soleil aidant, la journée «Pas de quartier pour les inégalités» aura été un franc succès témoignant de ce que la jeunesse, quoi qu'en pensent certains, ne manque décidément pas de vitalité. Et FéFé était là aussi pour en témoigner.
« Pas de quartier pour les inégalités ». C'est le slogan de l'association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) qui organisait hier une journée à la fois festive et revendicative pour que la jeunesse ne soit plus ressentie comme un boulet mais comme une ressource.
Démontrer que même s'il arrive à des voitures de brûler, il faut se garder de mettre tous les jeunes dans le même sac, démentir les opinions négatives qu'exprime une majorité de Français à l'égard de la jeunesse, tels étaient les objectifs définis par l'AFEV pour sa 7e manifestation « Pas de quartier pour les inégalités », la seconde organisée à Roubaix, une manifestation aux allures de joyeuse kermesse, pour laquelle les organisateurs souhaitaient dépasser le cap des 5 000 participants soit faire mieux qu'en 2009.
L'AFEV à Roubaix c'est 70 étudiants bénévoles, une centaine d'enfants de 5 à 15 ans accompagnés à domicile. « Attention, nous ne faisons pas du soutien scolaire » insiste Frédéric Delattre, délégué régional de l'AFEV. « Nous sommes avant tout des accompagnateurs.
Ce n'est pas l'écolier ou le collégien que nous suivons mais l'enfant dans son ensemble. En règle générale quand un enfant est en échec c'est en raison d'un manque d'estime de soi. Nous cheminons ensemble d'égal à égal. Cette démarche est tout aussi enrichissante pour l'étudiant bénévole. À l'AFEV, on permet à deux jeunesses, celle des quartiers qui se sent abandonnée et celle des facultés que l'on pourrait considérer comme favorisée de se rencontrer. »
« Casse-toi pôv crise ! »
Et question brassage de jeunesse, on était plutôt gâté hier place de la Liberté. Quelque 250 personnes ont participé au désormais traditionnel pique-nique de l'AFEV. L'après-midi, tandis que la roue de l'infortune maintes fois sollicitée surchauffait, s'enchaînaient les forums et les prestations musicales de jeunes des quartiers. Une trentaine d'associations partenaires de l'AFEV et investies comme elle dans l'engagement citoyen étaient également présentes à l'ombre des stands. « Cette année, nous avons dû en refuser plusieurs en raison des dimensions de la place » indique Frédéric Delattre, fier de souligner que l'opération « pas de quartier pour les inégalités » constitue une remarquable vitrine des talents et de la vitalité d'une jeunesse qui souhaiterait être davantage considérée comme une richesse par les autres générations.
Autre slogan entonné en fin d'après-midi au cours d'une manifestation plaisante et quelque peu provocatrice emmenée tambours battant par le groupe Atabak : « casse-toi pôv crise ! » Pour l'AFEV, il s'agissait de démontrer que si les gouvernements occidentaux ont consacré d'importants moyens pour sauver le système bancaire, ils se sont montrés beaucoup plus parcimonieux pour préserver les classes sociales les plus modestes des difficultés provoquées précisément par les banquiers et les boursicoteurs.
Mais, même à l'AFEV, tout se termine par des chansons. Le soir, sur le grand podium installé Grand'Place, HK et les Saltimbanks, un groupe de Roubaix et FéFé, auteur de l'album Jeune à la retraite qui réclame du soleil ont décoché l'estocade.w


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BISMARK59 : C'est classique pour tous les partis. On doit suivre...
QUID : Z. L'KASSIMI DAHMANI n'a rien à dire...On a le profil...
QUID : Tout cela c'est bien beau, mais que fera Z.L' Kassimi...
citospopulos : Depuis plusieurs années Mr TARDY occupe des responsabilités...