Au centre social de l'Alma : la sophro a changé leur vie !
Publié le mercredi 21 avril 2010 à 06h00
Voilà huit ans que le Pôle famille du centre social de l'Alma propose des cours de sophrologie. Après une année d'arrêt faute de financement, les cours ont repris.
Et ce sont les bénéficiaires qui en parlent le mieux. Rencontres.
La rencontre démarre autour d'une table. Du café, quelques douceurs et les langues se délient. Isabelle Houbart (lire ci-dessus), la sophrologue, et Dorothée Carlier, conseillère spécialisée dans la santé au pôle famille du centre social de l'Alma, écoutent, émues. Les témoignages des adhérentes sont forts et vrais.
Abrahama, 77 ans, a démarré la sophro il y a 8 ans, « par curiosité ». Au bout de trois ans, elle arrête, pour problème de santé. L'an dernier, elle s'inscrit à nouveau. « J'ai appris à me connaître grâce à la sophro. J'ai vraiment senti qu'il fallait revenir parce qu'on ne peut pas s'en sortir seul ! » Claudine, elle, a rencontré la sophro en septembre 2009. « J'avais les nerfs fragiles. J'ai décidé de prendre ma santé en main. Enfin, j'ai pensé à moi. » Claudine, c'est assurément « la plus coquette du Pôle famille. » Et pourtant, la galère elle connaît. « Je combats la maladie et j'avoue que depuis que je fais de la sophro, je n'y pense pas à cette maladie. Aujourd'hui j'écoute mon corps ». Et pour rien au monde, Claudine ne manquerait un cours avec Isabelle, « j'ai même déplacé un rendez-vous médical pour ne pas rater une séance. » Isabelle, la sophrologue, écoute, prend des notes et ne cache pas son émotion : « Il faudrait prendre une photo des gens avant la séance et après.
Certains arrivent tellement marqués ! En fin de séance, quand elles me disent se sentir légères, là je me dis, c'est gagné ! » Aïcha a démarré en janvier 2010 la sophro, « pour le moral et les soucis ». « Grâce à ces cours et au centre social de l'Alma, je me suis réveillée. Avant c'était comme si j'étais endormie. Je comptais beaucoup sur mes filles qui parlent français. Aujourd'hui, je parle français. » Pour Dorothée Carlier, ces témoignages sont la preuve de l'utilité du cours. Mais, il faut courir après les financements. Une année, faute d'argent, le centre social a dû suspendre la sophro. « Cette année, le cours est financé par la Ligue contre le cancer jusqu'en juin. On attend l'appel à projet de la Ligue pour postuler à nouveau en espérant qu'elle nous soutienne encore pour l'an prochain », souhaite Dorothée Carlier. Sinon, la sophro ne serait plus financée. Au centre social, on n'ose y penser !w
D.P.



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