Les Repérages : danseurs doués à suivre
Publié le mardi 16 mars 2010 à 06h00
Parmi les «repérées» pour cette quinzième édition du festival: la Compagnie Eva Bertomeu avec «Ius primae noctis». Photo Juan Planelles
La 15e édition du festival des Repérages a lieu du 20 au 27 mars, d'abord à Lille et Roubaix, ensuite à Charleroi (Belgique). Un chassé-croisé de jeunes chorégraphes venus de quinze pays différents. Du talent émergent !
DELPHINE TONNERRE > delphine.tonnerre@nordeclair.fr
La danse est une histoire de rencontres. Les Repérages sont un de ces rendez-vous bien identifiés des compagnies et des programmateurs.
En quinze ans, un millier d'artistes y sont passés et 756 projets ont été soutenus. Une affaire pas uniquement de spécialistes : le public aime lui aussi découvrir des propositions parfois surprenantes. Une sorte de cadeau insolite dans la programmation, sur des sentiers parfois étranges mais drôlement vivifiants. Les pièces sont toniques, étonnantes. Et courtes. Des formats frustrants ? « le public adore ! », souligne-t-on au Centre de Développement Chorégraphique Danse à Lille, basé à Roubaix.
La danse contemporaine ne se regarde pas le nombril : des talents émergent au Brésil, en Croatie, en Belgique, en Tunisie et ailleurs. Quinze pays au total.
Une fierté pour Catherine Dunoyer, la directrice du CDC Danse à Lille et toute son équipe qui repèrent, défrichent et valorisent les jeunes pousses de la danse. Ça donne ces Repérages, dans lesquels on trouve les Petits scènes ouvertes, accessibles aux compagnies qui débutent. Une sorte de mini-tremplin.
Cette année, fierté renforcée : un partenariat a été tissé avec le CND (Centre National de la Danse) à Pantin. Après le festival des Repérages, les chorégraphes auront droit à deux jours intenses dans cette grande maison de la danse pour un programme de master-classes et d'échanges. « Il y a peu d'occasions pour les chorégraphes de se retrouver et de discuter de leur travail. C'était un peu ce qui manquait en creux dans ces Repérages : des échanges entre chorégraphes », explique Catherine Dunoyer, heureuse que du coup ces temps-là se mettent en place.
Plus qu'un simple prêt de locaux, c'est une vraie reconnaissance. Et ce n'est pas par hasard que Monique Barbaroux, la directrice du CND, a accueilli la conférence de presse des Repérages. Dans cette structure unique au bord de Paris cohabitent des studios, un centre de ressources professionnelles, une salle de spectacles, un espace d'exposition (actuellement sur les ballets russes de 1929 à 1959).
Des rapports humains Mais les Repérages n'attrapent pas non plus la grosse tête. Chaque partenariat se tricote dans le temps, c'est notamment le cas avec le collectif Essonne Danse. « On ne veut pas non plus arriver à 30 ou 40 pays. On tient à garder des rapports humains », explique Catherine Dunoyer.
L'humanité, c'est ce qui émerge des propos des deux compagnies présentes à la conférence de presse. Claudie et Jean-Paul proposent avec Mani piene di vento (les mains pleines de vent) de revisiter le tango avec une lecture contemporaine. Ils ont filmé dans le ciel italien des milliers d'oiseaux qui évoluent : « c'est ce mouvement que nous recherchons, être ensemble, en guidage, poids et contre poids ».
Delphine Gaud (compagnie la Trisande) sera un peu la régionale de l'étape. Son grand-père était mineur de fond. Elle remercie ces Repérages qui lui permettent de présenter son travail subtil de danse « sur une structure fixe, qui défie du coup l'apesanteur et renverse l'habituel rapport au sol du danseur ». Étonnement garanti.w


![[AUDIO] Immigration : France Terre d'Asile dénonce «l'inefficacité de l'inflation législative»](/mediastore/img/contenu/no_interview.jpg)



sainte justice : Plus de 40% des soit disantes "Réformes" de L'U M P depuis...
emilie06 : Veuillez s’il vous plait rectifier certaines confusions...
contribuable : ça arrangerait il le LOSC qui n'aurait pas le "stade...
lorenzo : ...