Dans les pas de deux slameurs, des mots, une émotion...
Publié le mardi 16 mars 2010 à 06h00
À l'occasion du printemps des poètes, une vingtaine de visiteurs du musée du Jacquard ont slalomé entre le slam de Martine Salmon et de Karim Feddal et les métiers à tisser qui eux aussi avaient des choses à raconter.
Pour Karim Feddal et Martine Salmon, l'expérience est plutôt inédite. C'était la première fois qu'ils se produisaient au musée du Jacquard acceptant de mêler leurs textes au claquement métronomique des métiers à tisser. Ce lieu, les deux slameurs ont dû l'apprivoiser. « J'avais déjà eu l'occasion de me produire au musée du quai Branly à Paris et aussi à celui d'histoire naturelle de Lille ; mais pas dans un décor industriel avec des machines en mouvement », explique Karim.
Lui il a décidé de jouer la carte du vécu, celui de son père, venu en 1963 de Kabylie et devenu ouvrier textile au peignage Amédée puis à la filature du Sartel.
Sa complice, Martine Salmon, a pris le parti de raconter en une série de tableaux touchants l'histoire d'un paisible village champêtre qui allait devenir le Roubaix trépidant de naguère puis le Roubaix incertain d'aujourd'hui. Deux slams différents mais la même justesse de ton propre à réveiller des machines assoupies.
Ailleurs, Anne-Marie Vin animait un atelier d'installation de mots. Six stagiaires ont ainsi pu tisser de la poésie avec les phrases du quotidien. Même les surréalistes n'y avaient pas songé.w



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jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...