Prâjna, un regard sur les habitants du Ladakh
Publié le vendredi 19 février 2010 à 06h00
Noémie Vansteenkiste avait déjà présenté ses clichés en 2003, pour « Color foule » au musée la Piscine. Elle reprend des images de son voyage au Ladakh, au nord de l'Inde : l'expo « Prâjna » rassemble dix huit photographies à découvrir à partir de ce soir au pôle Deschepper.
DELPHINE TONNERRE > delphine.tonnerre@nordeclair.fr
Noémie n'arrive jamais en terrain conquis. Elle garde son appareil photo, un petit Leica en bandoulière. Commence par parler, voir et comprendre les gens dans leur quotidien avant de leur proposer une photo qui sera « comme le souvenir d'une rencontre ».
Cette pudeur et cette proximité se lit dans ses images, prises en 2003 au cours d'un voyage de deux mois et demi au Ladakh (Inde). Certaines photos avaient été présentées au musée la Piscine sur le thème des textiles. Celles de cette nouvelle exposition, Prâjna, ont seulement été présentées à la maison folie de Maubeuge au moment de Lille 3000.
Des clichés d'une grande beauté qui ont tout de suite accroché Abdellatif Heddar. Le coordinateur du pôle ressources Deschepper de Roubaix recherchait une exposition sur le thème de l'Inde pour coller à leur thématique culturelle. Il a pris contact avec la maison folie de Moulins, où travaille Matthieu Byczinski, le compagnon de vie et de voyage de Noémie. C'est aussi simple que ça.
« L'exposition dure une semaine et pour le vernissage ce vendredi soir, il y aura une présentation d'un Bollywood Hungama, un medley de danse indienne en collaboration avec l'association Manjushree de Lille suite au stage qui a eu lieu toute cette semaine », explique Abdelattif Heddar.
L'exposition elle-même est constituée de dix-huit photographies prises au Ladakh, une région située à l'extrême nord de l'Inde, enserrée entre le Pakistan et le Tibet, « à l'époque il n'y avait pas de route pour s'y rendre, juste une liaison aérienne », se rappelle Noémie. Très peu de touristes donc. Et un contact privilégié dans l'un des derniers refuges de la culture tibétaine en terre libre.
Cette philosophie de voyage au plus près des habitants, Noémie et Mathieu la vivent depuis plus de dix ans : en Inde mais aussi au Népal, en Chine, en Birmanie, au Cambodge. Deux petits garçons sont nés : Abel, 4 ans et Simon, 9 mois. La famille voyage désormais à quatre : au Maroc en décembre dernier, au Sri Lanka l'été prochain. Abel répond qu'il a passé de « très belles vacances ». Sa maman fait elle de très belles photos.
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