Pour les candidats socialistes : priorité à l'emploi et au logement
Publié le dimanche 31 janvier 2010 à 06h00
Cinq candidats roubaisiens, dont trois en position éligible, figurent sur la liste socialiste. Ils défendent le « bon » bilan de la Région et veulent aller plus loin. Roubaix a beaucoup reçu mais a encore des besoins.
DELPHINE TONNERRE > delphine.tonnerre@nordeclair.fr
Du renouvellement. Parmi les cinq candidats socialistes aux élections régionales, un seul sortant, le maire René Vandierendonck. Il souligne « la rénovation humaine » menée par son parti pour afficher des candidats « à compétences égales aux couleurs de la république ». Trois sont en position éligible : Assya Guettaf occupe la 2e place, René Vandierendonck la 11e et Mehdi Massrour la 27e. Isabel Dumon est 58e et Dora Marques 66e.
Le secrétaire de la section PS, Jacques Fontaine, rappelle le bon bilan « mal connu » de la Région en matière de transports, de lycées et de santé notamment.
La campagne, les candidats et militants veulent la mener sur le terrain, en faisant du porte-à-porte, des sorties de fac ou des passages dans les bistrots.
Ils savent que les sujets de préoccupation majeurs des Nordistes en général et des Roubaisiens en particulier concernant le logement et l'emploi.
Des domaines où justement ils ont des choses à dire. Assya Guettaf veut s'engager pour les jeunes : « 7 à 8000 décrochent du système scolaire. Un effort particulier doit être fait pour eux. Il n'y a pas de fatalité, il existe des possibilités de formation ».
C'est l'un de dadas de Mehdi Massrour, président de l'ADEP, qui souhaite s'engager dans une collectivité comme la Région « symbole de la décentralisation voulue par les socialistes ». Une collectivité dont il craint qu'elle soit aujourd'hui « menacée ».
Conditions de vie, de logement, de santé sont liées Pour Dora Marques, architecte de formation, les sujets de prédilection sont surtout le logement et le bâtiment : « tout est lié : les conditions de logement, de vie, de santé », souligne-t-elle. Dans ce domaine aussi, la Région, peut jouer un rôle de levier et d'incitateur non négligeable.
Pour Isabel Dumon, l'engagement au PS est récent. Elle est mère de quatre enfants, « qui ont terminé leurs études, souvent longues, pour se retrouver aujourd'hui smicards ». Une réalité pas très riante mais « on n'est pas forcés de descendre encore la pente. Je suis persuadée qu'avec les socialistes, on peut tendre vers le haut ». Son métier de sage-femme la passionne, les questions de santé aussi : « c'est peut-être basique, mais on doit commencer par la santé des gens, leur permettre d'accéder aux soins, à la contraception, remettre l'humain au centre ».
Quant à René Vandierendonck, il énumère les engagements tangibles de la Région dans sa ville (il n'oublie pas sa voisine Wattrelos) : les travaux colossaux réalisés ou à venir dans les lycées, le futur Vélodrome (20 millions d'euros), mais aussi l'appui de la région sur le dossier de la rénovation urbaine. Même si l'emploi est une compétence de l'Etat, il rappelle les efforts de la région dans ce domaine, notamment pour que les salariés licenciés aient droit à une continuité professionnelle. Il aborde cette campagne dit-il avec une force « renouvelée ». « J'ai conscience dit-il, de travailler à une relève possible ».w





