Jean-Michel Bartnicki, écrivain caméléon
Publié le lundi 29 juin 2009 à 06h00
C'est une personnalité singulière et attachante : Jean-Michel Bartnicki, Lyssois, enseignant à Roubaix, est aussi écrivain à ses heures. Ses textes sont chantés au Québec. Il vient de terminer un recueil de textes, qu'il dédicace ce mercredi à la Presse du Parc.
DELPHINE TONNERRE > delphine.tonnerre@nordeclair.fr
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
>> J'ai 52 ans, je suis enseignant à l'école Anatole-France à Roubaix et ma passion est l'écriture.
Pourquoi et quand écrivez-vous ?
>> J'ai toujours aimé les mots mais j'ai repris l'écriture sérieusement il y a quelques années. Je me suis retrouvé alité huit semaines à cause d'une hernie discale. Écrire m'a fait du bien : j'effectue une sorte de transfert grâce aux mots. Je peux écrire au féminin, capter des émotions. J'écris à la fois des poèmes, des chansons, des nouvelles, des contes, généralement le soir, quand tout redevient calme. Je prends la guitare et je laisse les mots venir. Quand je commence, je n'arrive plus à les lâcher : pour moi, ce sont ensuite comme des êtres humains qui méritent le respect. Mais je peux aussi griffonner pendant deux heures sur un banc, en vacances. J'ai déjà écrit deux livres en auto-édition et l'an dernier, je suis allé au salon du livre avec un recueil appelé Ma voix s'exprime sous le silence de ma plume, un titre qui me résume bien.
Votre dernier livre, quelle est son histoire ?
>> Il s'appelle Salves de paroles aux éditions Caliphae, je remercie au passage Frédrix Lacancellera. Le plus extraordinaire avec l'écriture, ce sont les rencontres. J'ai pris contact par internet avec Carine Reggiani, la fille de Serge Reggiani. Elle a accepté de préfacer mon livre dans des termes qui m'ont beaucoup ému : elle dit que nous nous sommes rencontrés entre blogosphère et étoiles, que j'ai une belle écriture, que je suis un poète saltimbanque... Je ne veux surtout pas paraître prétentieux mais c'est un grand honneur pour moi. Elle aimerait venir chanter à Roubaix...
Ce n'est pas la seule artiste qui ait été touchée par vos textes ?
>> C'est vrai ; Internet, c'est extraordinaire ! Des artistes comme Emilie Rioux au Québec chantent mes chansons, pour moi, c'est la future Céline Dion. Elle travaille avec des gens comme Gérald Robert, Jean-Marc Novak, Sandrine Russeau, Cédric Duciel. Au Québec, je pense aussi à Annic Proulx. Ici, à Claire Danjou et Jérôme Gailliard. Mon plus beau souvenir artistique est roubaisien : le 4 avril 2006, j'ai organisé un concert au profit de Ludopital. Des artistes ont chanté mes textes devant 350 personnes, c'était extraordinaire. J'ai aussi reçu des encouragements de Line Renaud, Yves Duteil et Maurane.
Parlez-vous de votre passion de l'écriture à vos élèves ?
>> J'essaie de leur transmettre ma passion pour les mots. C'est mon équilibre avec mon métier d'enseignant, c'est clair. Rien ne me procure autant de plaisir et de détente. Je quitte l'école Anatole-France pour l'école Paul-Bert à Lys, plus près de chez moi. J'espère que mes anciens élèves passeront me voir mercredi. Je dédicace à la Presse du parc de 10h à 12h et de 14h à 17h.





