Aire d'accueil improvisée sur l'ex-RN17
Publié le samedi 11 février 2012 à 06h00
Rue de Menin, le terrain « à louer » appartenant à Oil France fait l'objet de convoitises. Celle d'une famille de gitans installée depuis septembre. Expulsée à la demande de la mairie fin novembre, elle est revenue après Noël. Une installation qui n'est pas non plus du goût du propriétaire de l'ancienne station-service...
En bordure de l'ancienne RN17, sur un terrain de 2 000 m², sept caravanes sont installées. Arrivée en septembre, expulsée en novembre, revenue début janvier, la famille de gitans qu'elles abritent a de nouveau fait de l'endroit une aire d'accueil improvisée...
notamment pour l'électricité. « Nous avons téléphoné au propriétaire des lieux pour lui demander si on pouvait se brancher, il nous a dit oui.
Alors nos maris sont allés acheter des compteurs pour ne pas que ça disjoncte », raconte Jessie, jeune maman de trois enfants.
Du côté d'Oil France, Sylvie De Villa confirme le coup de téléphone... mais pas son contenu : « Il y a un mois et demi, j'ai bien reçu un appel du chef de famille, me demandant s'il pouvait se brancher. Il a mis en avant qu'ils étaient des gens propres et m'a dit qu'il avait eu l'autorisation de la mairie, qu'il n'y avait pas de problème pour eux et qu'il fallait juste mon accord. Je leur ai dit : non. »
Cette chef de secteur connaît le problème de ces aires sauvages qu'elle juge comme « un gros fléau ». Toulouse, Montpellier, (...) et Faches-Thumesnil, où « j'ai eu le même problème avec trois fournées (sic) de Gitans, ils avaient laissé des tonnes de saletés. Nous faisons tout ce qu'il faut, jusqu'à installer des barrières Heras, supposées être inviolables, mais ils parviennent quand même à s'installer. »
En novembre, suite à la première mise en demeure demandée par la mairie au préfet, la famille est allée se réfugier sur un terrain à Neuville-en-Ferrain, « 15 jours, le temps du référé. On savait qu'on ne pouvait pas rester à la station-service. L'hiver, tout est glacé, on ne peut même pas monter la caravane, explique Jessie. Je suis en rogne : ils ont le droit de nous faire partir mais ils n'ont pas d'emplacement pour nous ? » Ironie du sort, une aire a été aménagée à côté de l'aérodrome voisin de Bondues par les villes de Marcq, Marquette, Bondues et Wambrechies. Mais ce site de 400 places, ouvert en 2010, est dédié aux grands passages estivaux et fermé le reste de l'année...
Nouvelle mise en demeure En attendant, la carence en aires d'accueil « classiques » est toujours aussi criante dans la métropole lilloise et la ville de Marquette dans les clous. Elle est de fait privilégiée par la préfecture en cas d'occupation illégale.
Pour Jessie, rien ne change. Et surtout pas les a priori négatifs. « Voleurs, mal habillés... Il y a différentes races de Gitans : roumains, yougoslaves... Nous sommes Français. Nous sommes honnêtes, la caravane est notre mode de vie. » Elle met en avant l'importance de la scolarisation des enfants du camp, à Marcq, depuis deux ans. « Si on part, ils ne pourront plus aller à l'école. » Un argument qui « ne peut servir de justificatif », selon le président du syndicat mixte des gens du voyage (lire ci-dessous).
Tandis que Jessie et sa famille espèrent rester là jusqu'au printemps, avant le départ pour les missions évangéliques, la mairie de Marquette attend l'application de la nouvelle demande de mise en demeure qu'elle a adressée au préfet en décembre.w



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BISMARK59 : C'est classique pour tous les partis. On doit suivre...
QUID : Z. L'KASSIMI DAHMANI n'a rien à dire...On a le profil...
QUID : Tout cela c'est bien beau, mais que fera Z.L' Kassimi...
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