Environs de Lille

L'association Diab Gollaade veut transformer les mots en actes

Publié le 22/12/2010 à 00h00

Créée depuis quatre mois, l'association Diab Gollaade a déjà plein de projets pour venir en aide au village de Matam au Sénégal. Objectif : amener l'eau, l'électricité, créer des emplois, mais pas seulement...

L'association Diab Gollaade veut transformer les mots en actes
Créée depuis quatre mois, l'association Diab Gollaade a déjà plein de projets pour venir en aide au village de Matam au Sénégal. Objectif : amener l'eau, l'électricité, créer des emplois, mais pas seulement...



Elle a à peine quatre mois et pourtant l'association tourquennoise Diab Gollaade compte déjà plus de 50 membres et a de nombreux projets en tête pour venir en aide au village sénégalais de Matam. Cet endroit perdu dans la forêt voit sa population migrer pour tenter de trouver un eldorado au péril de sa vie. Alors, depuis leur rencontre avec Abdoulaye Hane (que tous qualifient « d'homme grand et sage »), fondateur de l'association, chacun souhaite s'investir là-bas pour sauver ce village en danger et « donner des points de repère à la population pour qu'elle ait envie de rester ». « On ne peut pas ignorer les moments forts que Abdoulaye Hane a vus et vécus. Il a réussi à créer un dispensaire sans l'aide de personne. Ça fait 50 ans qu'il se donne à l'humanitaire », explique Alhousseyni Sissoko, membre du bureau.
Récemment, salle Georges-Daël, autour d'un repas aux couleurs du Sénégal concocté par les « mamans », Alassane Sissoko, président de l'association, accompagné d'Abdoulaye Hane et de Mamadou Deme, délégué du préfet à Noisy-le-Grand, a présenté les objectifs de l'association Diab Gollaade qui signifie « accepter de travailler ensemble ». Il s'agit de créer des forages d'eau, de construire des maisons, d'amener l'électricité, de développer l'agriculture, de créer des emplois et... d'ouvrir les yeux des jeunes.



Une dynamique commune
Pour cela, « il faut créer des échanges entre le village et ici, tout en sachant que l'objectif est de favoriser l'autonomie de Matam » , explique Alassane Sissoko. Mamadou Deme précise que : « Le travail de l'association peut être autant un élément de réponse pour le Sénégal que pour les jeunes des quartiers qui ont des compétences et qui pourtant n'arrivent pas à prendre leur autonomie sociale et professionnelle » . En menant des actions à Matam, certains pourront se découvrir une vocation, développer des savoirs, acquérir de l'expérience et surtout bénéficier « d'une grande leçon de vie ». Mamadou Deme imagine un système de validation des acquis de l'expérience (VAE) ou bien une convention avec le centre de formation d'apprentis (CFA).
Le travail sera long et difficile, mais les membres, d'origine et de culture diverses, sont extrêmement motivés. La Ville, représentée par Vincent Lannoo, adjoint au maire, assure l'association de son soutien : « On est présents à vos côtés pour trouver une solution qui pourrait se dessiner dès le printemps 2011 ». Maintenant, comme l'a répété Alassane Sissoko : « Nous voulons passer des mots aux actes ! » w
MATHILDE ESCAMILLA (correspondante locale)

Nord Éclair