Ces souris-là ne prêtent guère à sourire
Publié le vendredi 26 février 2010 à 06h00
Depuis le mois de juin, la vie de Malika Cheraitia et de ses trois enfants qui habitent rue Jean-Macé est devenue un enfer. La faute aux souris qui, au grand dam des habitants, prennent leurs aises dans la maison.
Malika Cheraitia n'y va pas par quatre chemins. En dépit de l'estime qu'elle lui porte, si rien ne bouge ce vendredi, elle ira porter au maire des cadavres de souris. Samedi dernier pourtant, interpellé par Malika à l'assemblée générale du comité de quartier du Nouveau Roubaix, René Vandierendonck avait pris la peine de l'écouter parler de ses difficultés, de tenter de lui remonter le moral, de promettre qu'il ferait intervenir les services.
Et il semble avoir tenu ses engagements. Catherine Huguet-Buisine, élue du quartier, a pris contact avec Lille métropole habitat. Un technicien devait passer mardi, Malika l'attend toujours. Un nouveau rendez-vous a été fixé ce vendredi : la fin de l'enfer ?
Depuis juin, la gent trotte-menu a élu domicile dans la maison louée à LMH qu'occupent depuis 13 ans Malika et ses trois enfants : Amine, 28 ans, Dimitri, 17 ans et Marina 15 ans. À l'époque déjà, la Roubaisienne avait alerté le bailleur qui l'avait renvoyée au service d'hygiène. Des produits, elle ne cesse d'en mettre. Elle en achète plusieurs boîtes par semaine. On relève çà et là quelques cadavres. « Hier, j'en ai ramassé cinq en enlevant les plinthes de la cuisine équipée. » Mais d'autres souris toujours plus nombreuses viennent prendre la relève des défuntes. On ne sait plus où mettre les aliments pour les protéger.
La famille a dû déserter les quatre chambres à l'étage en raison de la prolifération des rongeurs. Elle dort sur une douzaine de mètres carrés dans le salon, une raclette et un balai à portée de main pour se défendre. « Il y a quatre ou cinq maisons inoccupées dans la rue. Tant que LMH ne les aura pas traitées, j'aurais beau mettre du poison, on ne viendra pas à bout des souris » se lamente Malika. « Par deux fois, on a fait des pétitions, le comité de quartier nous soutient mais ça ne bouge pas. » Si ça peut la consoler, un de ses voisins se plaint du même type de désagrément. « On est beaucoup dans la rue à s'en plaindre. Les souris se cachent dans les plaques de Placo®. On ne peut tout de même pas casser les cloisons. Il y a bien sûr les maisons vides. Mais je crois que la situation a vraiment empiré le jour où LMH a fermé les caves de l'immeuble d'à côté. À présent, les locataires jettent leurs détritus par les fenêtres. Les souris n'ont plus à aller bien loin pour se remplir l'estomac. »w


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lorenzo : Bonjour ,Dans votre article vous n'abordez pas d'autres...
jeanALille : moi ça me rappelle la scène dans le film Intouchables...
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